‹ Walstein; tragédie en cinq actesChapitre 42 sur 68 · ACTE IV , SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE IV , SCENE V

Chargé par Qucsteralierg de servir ses desseins , J'ai dû, le creur brisé , mais à riionneur fidèle, Accepter, dans ce camp, le pouvoir d'un rebelle , D'un ami que je plains , mais qui n'esl rien pour moi Depuis qu'envers le trùne il a manqué de foi. En blànianl devant lui le courroux qui l'enflamme , Je devenais suspect sans ébranler son ame : Dans l'intérêt de tous , contraint de le tromper , D'un mystère profond j'ai su m'envolopper , Fuir des yeux ennemis l'active surveillance , Le combattre dans l'ombre et le vaincre en silence. Allringer est à nous , et pour le seconder, Aux accens de l'honneur Hasbourg vient de céder; ColaMo, Maradas, en secret, nifbéisse^it ; Aux guerriers d'I.solan le.s Irlandais s'unissent, Et mon fils , dont je crains l'amour impétueux , Entendra , le dernier, ces imporlans aveux. ■Walslein ne ceindra point son indigne couronne : Vous lue suivrez, Butler!

BUTLER , se levant.

Non.

CALLAS.

Ce refus m'élonne.

BUTLER

Vous n'èles rien pou<r moi, ni vous, ni l'Empereur, Ni Walslein!... j'ubéis ù n:a seule fureur. Partout la trahison, la fraude, l'artifice!... 'W'alslein!... quoi! de la Cour le cruel est complice!

GALLAS

Souffrez. . .

Bl'TLER.

Soyez heureux : vous avez aujourd'hui Détruit l'illusion qui m'attachait à lui :

Servez aveuglément un maître qui vous aime : Je n'appartiens qu'à moi. je n'en crois que moi-même. jivec un sourire terrible.

On saura qui je suis !. .. Adieu , Gallas ! // sort.

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