‹ Walstein; tragédie en cinq actesChapitre 63 sur 68 · ACTE V, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VII

Ce funeste secret entre la Cour et lui , Je le savais : Gallas , habile à me séduire , Au nom de Questemberg , avait su m'en instruire. Un écrit par la Cour au ministre envoyé , Etouffa , dans mon sein , l'honneur et l'amitié : Il ne suffisait plus à l'excès de ma haine De tenter des combats la fortune incertaine : Aux plus vils scélérats jaloux de m'égaler , Je ne venais ici que pour vous immoler. Deux soldats dont la rage à la mienne est unie Avaient suivi mes pas pour vous ùter la vie : Je l'avais ordonné... Témoin de mes douleurs, Oh! ne m'accablez pas du poids de vos rigueurs! Qui? moi? verser le sang du héros que j'admire? Moi ? payer , de ses jours , le pardon de l'Empire ? Non , croyer-en mon cœur, non , pour vous secourir, Au-devant de leurs coups vous m'eussiez vu courir. Je me jette, en pleurant, à vos pieds que j'embrasse. // (omhe aux genoux île // 'alstein.

WALSTEIN , voulant le relever.

Butler!

BUTLF.n.

Ah! laissez-moi...

Non, non, voici la place!

Viens , lève-toi , Butler! jette-toi dans mes bras !

Us s'embrassent.

BUTLER

Quoi ! vous me pardonnez? Vous ne m'abhorrez pas ?

\VALSTEtN.

Oublions (out.

BUTLER

Avant q-ie le crime s'achève.

Aux mains des nieurliier je cours ravir le glaive.

Les nombreux bataillons qui marchent sous mes lois Vont se joiîidre , en ces murs , aux braves Suédois ; Je combattrai sous vous. Que Gallas nous menace ! Que d'indignes guerriers secondent son audace! Qu'Albert nous abandonne !... au courroux du destin J'oppose , avec orgueil , l'amitié de Walstein. Vous régnerez : le ciel vous promet la couronne : Et le sceptre appartient au héros qui pardonne.

A la Princi'SS'^ qui fient d'eniri'r sur la scène. Un important devoir m'appelle loiu de vous : 0 reine , pardonnez. // sort.

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