‹ Washington, drame historiqueChapitre 41 sur 133 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

XARA, WASHINGTON.

XARA, se jetant dans ses bras.

Ah ! combien je bénis votre heureuse arrivée !

Sans votre appel pressant qui montre des douleurs, Vous ne mouriez pas vu... mais j'entendais vos pleurs l Nous donnons une fête aux envoyés de France : Les miens sont dans la joie et vous dans la souffrance ;

Il m'a fallu savoir quel malheur vous attend ; J'accours auprès de vous et repars à l'instant.

XARA.

Mon ami...

WASHINGTON, souriant.

Pour venir, il faut l'être... la plaine Est longue... la chaleur lourde... et pas une haleine! Pas d'ombrage ! un coteau sans arbres, escarpé.

(Il s'assied fatigué auprès delà table.)

En effet, votre front de sueur tout trempé...

(Elle lui essuie elle-même le front î Washington met son épée sur un siège ; mais Xara la prend, la tire à demi du fourreau et la dépose sur la table, à portée de la main de Washington, avec un air tout à fait rassuré.)

XARA.

Bien!

WASHINGTON, qui n'a pas pris garde aux mouvements de Xara.

Et pas un ruisseau, quand ma lèvre altérée...

XARA.

Oui, mais aussi voilà, par mes soins préparée,

Votre liqueur.,.

(Washington prend le vase et veut s'en verser; mais Xara le prévient et lui en verse elle-même : Washington boit rapidement. )

Enfant ! que vos soins me sont doux ! Je ne sais pourquoi, mais quand je suis près de vous,

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