‹ Washington, drame historiqueChapitre 67 sur 133 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

ARNOLD

Oui, des cris et du sang répandu !

En accourant au bruit on pourra tout apprendre.

XARA, étonnée de leur silence et des regards qu'ils jettent

sur elle.

Pourquoi me regarder ainsi ?

TRYON bas à Arnold.

Quel parti prendre ?

ARNOLD

Restez! retenez-la... parlez-lui !.. dans l'instant

Je vais...

(Il se rapproche des conjurés et leur dit bas quelques mots : ils le comprennent, se consultent et l'approuvent. L'un d'eux va tenir la porte du fond; les autres s'approchent de Xara et l'entourent silencieusement en attendant un signal.)

XARA, à Tryon.

Conduisez-moi vers Washington : j 'attend !

TRYON, cherchant à gagner du temps.

Il va venir. .

ARNOLD, bas à Tryon.

Tryon, le moment est suprême !

11 le faut.

TRYON, à Xara, jouant la surprise.

Et tenez... mais le voici lui-même !

Là... courez !

(Il lui indique le cabinet de Washington dont il lui ouvre la porte, elle s'y précipite; à peine est-elle entrée, que des conjurés y entrent après elle : on entend Xara dans le cabinet pousser un grand cri.)

XARA, dans le cabinet.

Grands dieux ! ah !

(Arnold, Tryon et les autres conjurés regardent ce qui s'y passe]. TRYON, à Arnold.

Quoi ! dans ce cabinet !

Celui de Washington ! si quelqu'un y venait !

ARNOLD

Et qui donc ? le complot éclate dans une heure ! Qu'importe qu'on l'y trouve après, ou qu'elle y meure?

(Les conjurés qui ont entraîné Xara dans le cabinet en ressortent, Arnold en ferme la porte et retire la clef, qu'il jette au hasard dans la cheminée; le conjuré qui est à la porte du fond l'ouvre: entrent des officiers et invités, le verre à la main, à leur tète est Wanvert ; toutes les portes du fond s'ouvrent et laissent voiries appartements splendidement éclairés. Musique faible et lointaine.)

ARXOLD.

On vient ! chut !

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