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Waterloo [microforme]

Îls arrivent au moment où le combat commence, Sur le front des armées la cannonade immense

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Semait partout la mort, la douleur et l'effroi ;

Les clairons comme un glas d’un lugubre beffroi Sonnuient, et les canons faisaient trembler la terre. L'air était tout en feu, on eut dit le tonnerre. Mais non, ce jour était cent fois plus effrayant Que le ciel tout en feu, duns un grand ouragan.

Au château d'Hougaumont la lutte est effroyable, L'intrépide écossais se défendait en diable.

Mais tout brule et s'écroule aux feux des obusiers, Et les fiers écossais avec léurs officiers, Abandonnent ces lieux et sonnent la retriite

Mais non sans avoir fait Lien payer leur défaite. Et toujours le canon tonnait avec fracas.

Le sang coulait à flots, les morts tombaient par tas. On n'était qu'au début, à l'usne à la haie sainte. Les français s'élançaient, escealadaient l'enceinte, Ils battaient les Anglais mais le combat fut iong Sanglant et meurtrier : l'Anglais n’est pas félon.

L'IBRE # *

Mais dans ce jour affreux rien ne fut comparable Au combat si sanglant, à la lutte effroyable

Qui se livrait alors sur le plateau St-Jean.

On eut dit que l'enfer sortait par un volcan

Ney le brave était là : bref la cavalerie, Chargeait le centre Anglais, effroyable tuerie. Cependant les Anglais avaient pu ramener

Les escadrons franc is trop faibles pour lutter.

Ney appelle alors toute la cavalerie,

Avant de la lancer, il lui parle, il lui crie :

“Quoi, vous, braves français vous allez reculer,

“Et par les froids Anglais, vous laisser refouler, “Et nous verrions encore le sol de notre France “Foulé par l'étranger, quelle horrible souffrance, “Ah ! vous en souvient-il, nos maisons nos pulais

“Nos temples profanés et pillés par l'anglais “Et quoi vous iriez fuir, et nos sœurs et nos femmes “Subiraient les affronts de ces brigands infâmes. “En avant pour la France et mort aux ennemis

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“Eu avant pour la gloire et chargeons ces bandits.” Il dit : et le soldat électrisé s'élance, Et fond sur les Anglais ; le sol tremble et sa lance Fait un carnage affreux en enfonçant leur runs Echarpe leur carré, inonde de leur sang Le gazon tout rougi et l'herbe dégoutante.

Le drapeau g glorieux, là bannière éclatante, Porté par les Anglais sur la terre et sur l’eau Est forcé de s'enfuir en un sanglant lambeau. * * * Mais Wellington appelle à grands cris sa réservé Et Bulow s'avançant empêche que l'on serve.

A Ney qui réclamait d'un ton impérieux Des renforts pour tenir son front victorieux, On se battait partout et la garde prussienne A l’asne exterminait la légion parisienne.

Napoléon commande en ce grave moment Et ne peut secourir Ney d'un seul régiment.

Bulow croyait pouvoir enchainer la Victoire Jl se flattait déjà que dans l'antique histoire, Son nom serait inscrit qu'il serait immortel Si par un grand effort, il porte un coup mortel Au grand Napoléon. Mais à plate couture Il est battu, vaincu, mis en déconfiture.

Mais pendant ce temps-là, d'effroyables clameurs, Partaient du mont St-Jean et glaçaient les vainqueurs, Et les prussiens défaits, qui fuyaient dans la plaine Les angiais et les francs animés par la haine Se livraient un combat horrible et surhumain. Les solides anglais se rivaient au terrain, i Et Culbutés d’un côté, ils se levaient de l'autre. Abimé dans son sang, le froid anglais s’y vautre { Tandis que des E Français les éluns comme un vel | En chargeant les ang ais faisaient trembler le sol. D: Sous les sabots ferrés de l4 cavalerie Des blessés, des mourants, la hideuse furie, Au seuil de leur trépas, au comble des horreurs S'achevaient, s'égorgeaient sur ce sol tout en pleurs.

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Oh ! héros des cents jours, génération si brave Redoublez vos efforts : car chacun de vous lave Un désastre, un affront de cette nation Qui souleva l'Europe en coalition.

Héros des derniers jours du glorieux empire, Gravez en traits de sang son nom car il expire. Vous n'avez qu'un instant ; le jour fuit : les ténèbres Vont tomber sur la terre et leurs voiles funèbres Vont ravir la victoire acquise à vos exploits Et vous laisser vaincus fuyant sur les guérets. *

… En etfet, lu nuit vint avec ses voiles sombres Du côté des anglais on vit poindre des ombres. Et c’étaient les prussiens, Blücher avait franchi Les lignes des français et le lâche Grouchy Luissuit passer Blücher et ses masses prussiennes, Et pour comble d'erreur 1] retenait les siennes Pour combattre un rideau de troupe insignifiant, Il laissait le champ libre et se montrait confiant ; Et pendant ce temps-là, Blücher à la haie sainte Culbute les français qui défendent l'enceinte Et s'élance au galop sur le champ ténébreux, Enfonçant L:s français car ils sont moins nombreux.

Le désordre s'étend ; bientôt il est extrême ;

Ney le brave avait beau s'interposer lui-même

Tout était bien p:rdu, son noble effort est vain

La gurde teunit seule en cet affreux destin

Mais la garde bientôt elle-même est cernée

Et ne peut retraiter, la lutte est acharnée,

Alors anglais, prussiens se ruent avec fureur Sur la lionne blessée, oh terrifiante horreur.

* Cu ‘ Rendez-vous, dit l'Anglais à ce moment suprême Rendez-vous, rendez-vous, évitez le trépas.” “Non, répondit Cambronne, en sa bravoure extrême La garde au champ d'honneur meurt et ne se rend pas.”

Ainsi se termina l1 bataïlle homérique, Qui fit pleurer le France et ses fils d’An érique.

LA

M Li Pen

Charlesbourg

Salut, oh ! Charlesbourg, berceau de mon enfance, Je t'aime comme on aime une douce romance Qu'on entend en exil par un ange chantée

Je t'aimerai toujours, coin de terre enchanté,

Tes vallons, tes coteaux, tes verdoyants beaucages Je les ai parcourus, rêvant sous leurs ombrages Mais déjà sur le soir, brisé par le destin,

Je viens ici pleurer l'ange de mon matin.

+ Lieux qui l'avez vu naître, ah montrez-moi sa trace Il me semble la voir cet ange, cette grâce.

Mais non, rien, tout est mort en ce triste séjour, Qui pour moi fut si beau au temps de mon amour Semble aujourd’hui pleurer comme moi son absence, Car la mort seule, hélas ! jouit de sa présence.

Ah ! la mort seule, oh non, ce serait le néant C'est le ciel qu’il faut dire, où elle est maintenant

Salut, vieux Charlesbourg des hautzurs où tu donne

Couronné par ton temple où règne la madone

Tu peux voir d’un coup d'œil, du haut de ta grandeur,

Québec, Lévis, Beauport, la rade et sa splendeur.

De ton site éminent, tu vois la plaine altière

Où Wolfe et de Lévis enchaînaient la victoire.

Lorette est à tes pieds, pour te faire sa cour,

Tandis que Sainte Foi t'admire avec amour,

Par derrière, adossé aux belles Laurentides,

Crois moi, vieux Charlesboure, tes rides sont splendides

* + On peut voir en ton sein plus d’une antiquité

Le vieux château Bigot, lustre iniquité, Mais que tu parais beau, quand la brune hirondelle

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