PAU: CN
Vient au temps des amours, en la saison nouvelle, Pour bâtir ses doux nids, à l’abri des balcons,
On dirait que l'amour chante sur tes gazons
Les chants des rossignols comnfe un concert de flûte, Il semble que l'amour avec les baisers lutte,
Tes jardins tout en fleurs, tes bois silencieux
Adieu beau Charlesbourg, endroit béni des cieux.
Dans des frimas glacés, au 2ord des Laurentides Le sombre Saguenay, roule ses flots limpides,
Dans un cadre iryposant de rochers escarpés
De caps majestueux, en tableaux découpés.
Leurs sommets couronnés de sapins rachitiques Semblant de noirs lutins sur ces rocs fantastiques ; Gémissant sous les vents, leurs lugubres rameaux Font entendre la nuit, d'effroyables sanglots.
Ce fleuve est d’un aspect majestueux et sombre, Un cataclysme affreux, jadis, vint sur lui fondre Et ce grand tremblement, en ouvrant son flanc noir, Creusa ce gouffre affreux, insondable entonnoir.
Aujourd’hui sur sa rive énorme et singulière, Au sommet de rochers que recouvre la lierre.
Le voyageur peut voir sur le mont Trinité Un crucifix géant, en la roche planté.
Cette croix élevée auprès de ce cratère,
Fait penser au Sauveur, à son heure dernière, Quand la terre, ébranlée à ce crime inhumain Fit entendre un sanglot et se voila soudain.
Mon âme qui s'émeut devant ce mausolée Croit voir du Galgotha l’image désolée
Et rapellant le cours de ses jours ténébreux Elle chante Hosanna à Jésus glorieux.
Quant la paix et l'amour règnent sur l'univers, On voit fleurir alors et la prose et les vers, L'industrie en ces jours prend un essor immense, La charrue est brillante,et l'épée en démence Se rouille dans sa gaine en dépit du trépas, Vers l’usine et les champs chacun porte ses pas.
Grâce à tes doux bienfaits, O paix ! notre Amérique Veut offrir un spectacle opulent, féérique, Du monde tout entier, moderne Chicago, Tu verras les produits en ton eldorado.
Tes palais sont ornés, on voit sur leur portique De la divine paix l’emblême au front antique. *
* * Paix au beau front serein ! O reine des amours, Tu sembles te tixer sur nos bords pour toujours. Oh ! soit la bienvenue ! Ah qui peut méconnaître, L’inestimable bien que ton séjour fait naître. Plane sur mon pays, car le sombre avenir Est pour nous plein d'éceuils et peut nous engloutir,