CHAPITRE XXIX
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Accueil que reçoit Waverley dans les basses terres.
Les deux amis arrivèrent vers midi à l’entrée
du défilé de Ballybrough.-»-Je n’irai pas plus loin, dit Ferguss qui, pendant le voyage, avoit , inutilement essayé de tirer Waverley de son abattement : si ma folle de sœur, ajouta-t-il, a la moindre part à votre tristesse, je dois vous dire qu’elle a de vous la plus haute opinion; mais qu’elle est tellement absorbée par les inquiétudes que lui donnent les grands événements qui se préparent, qu’il lui est impossible de s’occuper d’aucun autre objet. Confiez-moi vos intérêts, je ne vous trahirai point; pourvu que vous me promettiez de ne plus reprendre cette vile cocarde. .. - .
— Vous ne devez pas le craindre, si -vous réfléchissez sur la manière dont on me l’a ôtée.... Adieu, cher Fergus; tâchez que votre sœur ne 'm’oublie pas.
— Adieu, Waverley; vous entendrez bientôt parler d’elle sous un titre plus élevé... Rentrez dans, vos foyers... écrivez- nous... faites- vous un grand
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nombre de partisans le plus tôt que vous pourrez... Vous ne tarderez pas à voir de nouveaux hôtes sur les côtes de Suffolk , à moins que les lettres que j’ai reçues de France ne m’aient trompé.
Édouard continua sa route pensif et rêveur, le cœur tourmenté par mille sentiments confus. Je ne sais trop si nos belles connoissent bien tout le pouvoir de l’absence; et je ne crois pas qu’il soit très-prudent de le leur apprendre, de peur qu’à l imitation des Mandanes et des Clélies, elles ne se livrent au caprice d’envoyer leurs amants en exil. ,
L’éloignement produit sur les idées le même effet que dans la perspective, il adoucit les objets, en arrondit les formes et les rend doublement gracieuses. Les inégalités du caractère sont effa- I cées; les traits qui nous les rappellent sont ceux ' qui faisoient leur beauté ou leur force. Il est, pour l’horizon mental comme pour l’horizon , naturel , des ombres favorables qui cachent ce qui blesseroit l’œil de près. Il est des effets dé lumière qui ajoutent à l’éclat de tout ce qui , brille ^u grand jour. >,
Édouard oublia les préjugés de miss Flore; il . excusa son indifférence , sa froideur, en réfléchissant au noble et sublime sentiment qui paroissoit embraser son âme. — Si la recomloissance ,
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se disoit-il, règne avec tant de force au fond de ce cœur généreux, que ne feroit-elle pas pour celui qui parviendroit à se faire aimer d’elle?... Puis-je espérer d’être un jour "ce mortel fortuné?
L’imagination exaltée de notre jeune voyageur aplanissoit toutes les difficulés, levoit tous les obstacles, et lui montroit comme très-prochaine son union avec cette fille incomparable; elle n’étoit plus une simple mortelle à ses yeux, mais unè créature céleste, un ange de douceur et de beauté; le modèle de toutes les perfections du corps et de l’esprit. Il continua de bâtir ses châteaux en Espagne, jusqu’à ce qu’il fût arrivé au sommet d’une montagne rapide , au bas de laquelle il aperçut le bourg de — *£$
Il y a peu de pays où la véritable politesse soit portée à un plus haut point que parmi les montagnards d’Écosse : Callum Beg auroit cru y manquer en se permettant d’interrompre les rêveries de notre héros; mais, voyant qu’Édouard levoit la tête à l’aspect du bourg, il s’approcha pour lui dire : — J’ose espérer que , lorsque nous serons à l’auberge , votre seigneurie ne parlera pas de Vich Ian Vohr ; le pays n’est composé que des plus mauvais whigs : puisse le diable les exterminer tous! Waverley rassura le prudent serviteur, lui promettant d’être circonspect et réservé; et comme dans ce moment il entendit, je
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ne dirai pas le tintement des cloches, mais un ,
bruit sourd qui paroissoit provenir d’un chau- , dron suspendu au-devant d’une grange, et qu’on frappoit avec force , il demanda si c’étoit un jour de dimanche. — Je ne" saurois vous le dire précisément, répondit Callum Beg; il est souvent dimanche au-dessous du défilé de Ballybrough... y Ils entrèrent dans le bourg, et se dirigèrent vers l’auberge qui avoit le plus d’apparence. En apercevant une troupe de vieilles femmes, en jupon de tartan et en manteau rouge , sortir de ce cabaret, Callum n’hésita pas à dire à son maître temporaire que c’étoit réellement un dimanche , ou bien uÿ jour de fête établie par le gouvernement.
A l’aspect d’une enseigne portant un chandelier d’or à sept branches, avec une devise en hébreu, pour la plus grande commodité du public, ils descendirent de cheval. Le maître de i’auberge , grand , maigre , sec , à la mine blême , s’avança vers eux, paroissant délibérer en lui-même
s’il devoit donner asile à des personnes qui voyageoient dans un pareil jour; mais à la fin, son- , géant qu’il avoit en son pouvoir le moyen de les punir de leur infraction aux lois, M. Ébénezer •' * '
Cruickshanks se décida à les laisser entrer.
Waverley dit à ce dévot personnage qu’il avoit K besoin d’un guide et d’un cheval pour porter ses • ’
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bagages à Édimbourg. — Pourroit-on vous demander d’où vous venez? — Je viens de vous dire ce que je désirois; toute autre explication est inutile pour le conducteur et pour le cheval dont j’ai besoin. — -Hum! hum! dit en grognant l’au- ■ bergiste peu satisfait de cette rebuffade. . . c’est aujourd’hui jour de fête solennelle , et je ne puis me permettre de faire aucun acte d’intérêt... de gagner de l’argent pendant que les autres prient.
M. Rentowel a bien raison de dire que tous les malheurs de notre pauvre pays proviennent de •
ce que la religion n’est plus respectée, non plus que ses ministres. — Mon bon ami , puisque vous ne pouvez me procurer ce dont j’ai Lrooin , mon domestique va tâcher de le trouver ailleurs. —
Votre domestique !.. Et pourquoi ne vous accompagne-t-il pas lui-même jusqu’à Édimbourg?
Édouard avoit très -peu de cette vivacité qui paroît appartenir aux officiers de dragons, et qu’ils savent si bien employer lorsqu’il s’agit d’apprendre la politesse à quelque conducteur de diligence insolent , ou aux garçons d’auberge trop 1 exigeants ; cependant il avoit pris une teinture de cette science de correction si nécessaire dans le cours de la vie. La réflexion de l’aubergiste l’irrita. — Savez-vous, lui dit-il, que je suis venu chez vous pour me reposer et non pour répondre à des questions impertinentes? Le savez -vous,
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Monsieur?... Dites- moi si vous pouvez me procurer ce que je vous demande ; si vous ne le pouvez pas, j’irai ailleurs.
M. Ebenezer Cruickshanks sortit en marmottant quelques mots entre ses dents ; Édouard ne put les comprendre. L’hôtesse, très-civile , très- , douce, très -active personne, vint demander à notre voyageur ce qu’il désiroit pour son dîner; Édouard ne put lui arracher de réponse concer- ' nant le cheval et le guide qu’il avoit demandés ; sans doute la loi salique étoit en vigueur dans les • écuries de l’auberge du Chandelier d’or.
En s’approchant d’une fenêtre qui donnoit sur une petite cour où Callum Beg étoit occupé à panser les chevaux, Waverley entendit le dialogue qui eut lieu entre le page de Vich Ian Volir et le maître de l’auberge. — Eh bien, jeune homme, lui dit ce dernier, vous venez du nord? — Vous pouvez bien le dire! — Vous avez fait une longue route aujourd’hui? — Assez longue pour boire une goutte avec plaisir. — Vous allez l’avoir.... ma femme, apporte-moi la conque.... Comment trouvez-vous ce whisky? vaut-il celui qu’on boit audessus du Pas? — Au-dessus du Pas !... -, — Je vois bien à votre accent que vous êtes montagnard. . .
— Je viens de la route d’Aberdeen. — Et votre maître vient-il aussi d’Aberdeen? — Il en vient * tout comme moi, répondit l’impénétrable Callum
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Beg. — Et quel rang a-t-il? — Je crois qu’il est officier au service du roi Georges ; du moins il est en route pour le midi, sa bourse est bien garnie; il paie généreusement , et ne marchande jamais.
— Il demande un cheval et un guide pour aller à Edimbourg? — Oui : vous devriez vous en occuper de suite. — Ce ne sera pas à bon marché.
— Qu’importe? — Très-bien, mon cher Duncan!
Ne m’avez-vous pas dit que vous vous appeliez Duncan ou Donald ? — Vous oubliez que je vous ai dit qu’on m’appeloit Jamie Steenson !
Cette riposte inattendue déconcerta M. Cruickshanks : il se retira peu satisfait de la réserve du maître et du valet; mais il voulut du moins se dédommager par le prix du cheval à louer. N’oubliant pas de faire valoir que c’étoit un jour de dimanche, il se contenta de demander un peu plus du double du prix ordinaire.
Callurn Beg se hâta d’aller faire part à Waverley du marché qu’il venoit de conclure. — Ce vieux sorcier, ajouta-t-il, veut accompagner lui-même votre seigneurie. — Ce que vous me dites , Callum , n’est ni agréable ni consolant , car cet homme m’a paru très-curieux; mais un voyageur doit savoir supporter ces petits désagréments. Tiens, mon garçon, voilà une bagatelle pour boire à la santé de Vich Ian Vohr.
Les yeux de Callurn pétillèrent de joie en •.**.* • *•
voyant une guinée : il se hâta de la placer clans son gousset, non sans maudire les habillements * à la saxonne. Désirant témoigne» sa reconnoissance, il s’approcha d’Édouard et lui dit à voix basse : — Si vous avez quelque chose à craindre de ce vieux coquin de vvhigh, je puis le mettre , dans l'impossibilité de vous nuire. — Et comment? Lorsque nous serons à quelque distance du bourg, je lui ferai parler par S/eene-occle. —
Par Skene-occle ! qu’entendez-vous par là ? Callum déboutonna sa veste , leva le bras gauche et mon- tra , d’un air bien expressif, la pointe d’un petit poignard qu’il avoit soigneusement caché dans la doublure de sa veste.
Waverley crut avoir mal compris le geste de Callum; il le regarda très - attentivement , et trouva dans les traits de son visage, très-réguliers, très-beaux, quoique brunis par le soleil, un air de malice plus tranquille que celle d’un Anglais du même âge, qui auroit arrangé le plan v d’aller dérober quelques fruits dans un jardin.
— Grand Dieu ! Callum, penseriez-vous à lui ôter ■' la vie? s’écria-t-il. — Oui ; répondit froidement celui-ci : je* crois qu’il a déjà vécu trop longtemps, puisqu’il est capable de trahir d'honnêtes gens qui viennent dépenser leur argent dans sou
auberge. ■
Waverley vit très-bien qu’il ne parviendroit '
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pas à convertir ce jeune déterminé. Il se contenta de l’inviter à ne faire aucun mal à la personne de M. Ébénczer Cruickshanks. Cette invitation ne parut pas faire plaisir au montagnard : — Si votre seigneurie l’eût voulu, je vous assure que ce vieux damné n’eût jamais fait de mal à Callum ; mais voici quelques lignes que le chef m’a chargé de vous remettre avant de vous quitter.
La lettre de Fergus renfermoit une pièce de vers que miss Flore avoit composés sur la mort du capitaine Wogan dont le caractère entreprenant est si bien dépeint par Clarendon; il avoit d’abord été attaché au parti du parlement, mais il l’abandonna au moment ou Charles 1 er fut assassiné. Il n’eut pas plutôt appris que le général Middleton avoit arboré l’étendard roval dans les
montagnes de l’Écosse, qu’il prit congé de Charles II qui se trouvoit alors à Paris : il revint en Angleterre, forma un régiment de cavalerie dans les environs de Londres, traversa le royaume qui depuis long-temps étoit sons la domination de l’usurpateur, et, par des marches habiles, il "parvint à joindre, sans avoir perSu un seul'' homme, un corps de montagnards écossais , alors sous le drapeau des Stuarts. Après avoir fait une inutile guerre de plusieurs mois, et acquis par ses . talents et son courage une grande réputation, il
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eut le malheur d’être blessé dangereusement , et aucun secours de l’art ne fut capable de prolonger sa glorieuse carrière. « ; ; -,
On sent pourquoi le politique Fergus désiroit , mettre l’exemple de ce jeune héros sous les yeux de Waverley, dont il n’ignoroit pas que le caractère romauesque avoit des rapports particuliers avec le sien; mais sa lettre étoit consacrée surtout à lui rappeler quelques commissions que j * Waverley avoit promis de faire pour lui en Angleterre. Ce n’étoit qu’au dernier alinéa qu’Edouard trouva ces mots. -V ■ '*
« J’avoue, disoit-il en terminant, que Flore est ■; ,
« impardonnable d’avoir refusé hier de vous dire « adieu. La pièce de vers ci-jointe m’a donné « lieu de croire qu’elle est plus amoureuse de la , * ■
« mémoire de ce jeune héros, qu’elle ne le sera •
« jamais d’homme vivant, à moins qu’il ne lui « ressemble, par son dévouement à son roi; maïs « les gentilshommes anglais de nos jours n’aiment « les chênes que parce qu’ils ornent leurs Su- . « perbes parcs, ou parce qu’ils servent à réparer « les pertes du jeu; ils n’ont jamais pensé à les »
« invoquer pour en couronner leurs fronts ou '* en ombrager leurs tombes. Permettez-moi d’es- « pérer que vous ferez une brillante exception,-''
« Adieu, cher ami, que ne puis-je Vous donner^
? un titre plus cher à mon cœur.»
Watxrlky. Tom. i.
WA.VERLEY'
* • • rV-f* A UN CHÊNE
•• 'JSbp- , N >'
■ :• ' * ' Dans le cimetière de — au milieu des montagnes d’Ecosse,
■ r \ . * qu’on croit rn oir été planté sur le tombeau du capitah
■ .«• v , fVogan , tué en iG/,y. '
" De l’antique constance emblème respecté,
ff'V- •' Protège de tou vert feuillage
.. . . . Cette tombe élevée à la fidélité ,
*’ ’ . . Et monument d’un généreux courage.
capitaine
Et toi, preux chevalier, mort en servant ton roi ,
Ne regrette pas la couronne Qu’en des climats pins doux on tresseroit pour toi, Avec ces fleurs que le printemps leur donne. .
A peine le soleil, embrasant l’horizon, >
Darde ses feux sur les prairies ;
Ces filles du matin , ornement du vallon , «
Penchent déjà leur coroles flétries.
* * t » •/ Un emblème si frète est-il digne du preux,
Qui bravoit le destin contraire ? ~ .
Tu valois une afméc!... Hélas ! cœur généreux ,
Trop tôt la mort termina ta carrière. ,
Les enfants d’Albion , lassés par le Destin ,,
S’étoient réunis aux rebelles;
Mais tu trouvas alors au montagnes d’Albyn *
■ ■ De fiers guerriers jusqu’à la mort fidèles.
Un parent ne vint pas conduire ton cercueil.
Du fils vaillant de l’Angleterre »• *
Les descendants de G'aul seuls portèrent le deuil , ", ,
Et leur pibroch fut ton chant funérairç.
* 1 1/Eooftse. *• “• t* • » ' . . ■ ' ■ , '•
y . WAVfîRLEY. , 4
Quel mortel cependant n’envîroit ton trépas ?
Qui ne voudroit contre ta gloire Échanger ce long temps passé loin des combats Wogan doit vivre autant que notre histoire.
Nous t'avons consacré l’arbre dont les rameaux Bravent et l’hiver et l’orage.
Rome en ceignoit jadis le front de scs héros;
A ta valeur, Albyn, en fait hommage.
Quel que fût le mérite réel des vers de miss Flore, l’enthousiasme qui les avoit inspirés étoit bien capable de produire une véritable impression sur son amant; ils furent lus et relus, et dé- /, * posés dans le sein d’Edouard, puis retirés pour < être relus , ligne par ligne , déclamés à voix basse , avec de fréquents repos, pour en mieux sentir tout le charme. Ainsi les sectateurs d’Epicurc savourent lentemeut, et pour ainsi dire goutte à goutte , la liqueur délicieuse dont le parfum les séduit. L’arrivée de M. Cruickshanks, qui venoit servir le dîner, 11e tira Waverleÿ qu’à moitié de ses profondes méditations. -*
Il eut bientôt la visite du rébarbatif Ébénezer.'
Malgré la chaleür de la saison, il avoit mis sut , ses habits ordinaires une énorme redingote de gros drap, avec un capuchon de même étoffe, destiné à couvrir entièrement sa tête et son chapeau; elle étoit boutonnée par derrière. Il tenoit à fa main un- énorme fouet de poste, dont le
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manche étoit garni de cuivre; et ses longues iarcftt. décharnées étoient revêtues de guêtres gnses ornées de chaque côté de groâ boutons de corne. Il s’arrêta au milieu de l’appartement et dit*, d’un
ton d’importance: — Nos chevaux sont prêts. — jC’est donc vous qui m’accompagnerez ?* — Oui, jusqu’à Perth: là vous prendrez un autre guide pour vous conduire jusqu’à Edimbourg. En disant < ces mots, il plaça sous les yeux de Waveriey la carte de dépense qu’il tenoit d’une main, et 'de l’autre il remplit un verre de vin qu’il but dévotement à leur heureux voyage. Waveriey fut un peu surpris de cette impudence, mais il ne lui fit aucune observation , il paya sa dépense et manifesta le désir de partir de suite. Il monta sut - Dermid et sortit de la cour de l’auberge du Chandelier d’or , suivi du puritain Ebénezer qui étoit •
parvenu , à l’aide d’un petit mur fait exprès, à se placer sur le dos de sa vieille jument efflanquée: le pauvre animal étoit en outre chargé du portl- * manteau de Waveriey. Notre héros, quoique de ' fftauvaise humeur, eut beaucoup de peine à s’em-l ^pêcher de rire en voyant son noûvel écuyer, et en se représentant la surprise que produiroit au châ-
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teaude Waveriey son entrée en pareil équipage^ L’envie qu’Édouard avoit de rire aux déperfs de notre hôte du Candélabre n’échappa point à • < ce phârisien : il sentit quel en était le motif ,
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aussi en prit-il un air deux fois plus renfrogné. . — De manière ou d’autre, se dit-il, ce jeune Anglais me le paiera avant la fin de la journée. Callum , qui se trouvoit près de la porte , se , mit à rire aux éclats en voyant l’étrange figure de M. Cruicksfianks ; il salua respectueusement f Waverley, fit semblant d’arranger ses étriers pour lui dire à voix basse : — Prenez garde que ce vieux coquin de whig ne vous joue quelque mauvais tour.
Waverley le remercia de nouveau et piqua des . J deux pour ne plus entendre les cris que poussoieut les enfants en contemplant le vieux Ébé-
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