‹ WertherChapitre 22 sur 34 · ACTE DEDXIÊME · texte numérisé non relu

ACTE DEDXIÊME

El l'oiseau qui monte aux deux.

Dans la brise qui soupire, x^:^ y ^ /y ^

Est revenu pour nous dire ^^ •

Que Dieu permet d'être lieureuxl ^(^ ^ji «^^ c&fMtoM^ f'^*^

WERTHER, à part. ^^^£ ^e^ f^^t/-

Heureux ! pourrai-je l'être encore ?... ^ -'

ALBERT, à Sophie. ^ d/itÀ^^JV^tMA-- dt xJ-ù^

Va porter ton bouquet, chère petite sœur, Je te rejoins...

\j- CL^ ^AWerlher.

Werther, nous parlons de bonheur I On le cherche bien loin, on l'appelle, on l'implore, Et voici que peut-être il passe en nos chemins, Un sourire à la lèvre et jdes fleurs dans les mains.

SOPUIE, sur le seuil du pr&'^bytère, à Albert. aP

Frère, revenez vite. ^""^^-z^^^l^ ^ UtH^

4>Vt /^ ^ Werther. ZCv^uvM-e. JA^^ '

Pour le premier menuet, je vous invite.

Vous entendez, monsieur Werther! QM

Elle ontr» dam k pratbytùre «n chantant : CJi/AAA/^i/AtSi^ C^J^^^h*^^^^

Tout le monde est heureux, le bonheur est dans l'air I^^'^'^^^ rv ,<Pm/]4^

Albert, a rejoint Sophie et dUparait avec elle.

-ît SCÈNE VI

WERTHER, seuidabord. puia CHARLOTTE.

Ai- je dit vrai? L'amour que j'ai pour elle li/e^z^

N'est-il jjajs le plus pur comme le phi s &acré ?

26 WERTUKR

En ce cœur, malgré lui rebelle, lin coupable désir est-il jamais entré?

l//^e^tc/v^ Oui! je mentais!... ô Dieu! souffrir sans cesse, X ^'^ Ou bien toujours mentir!

^ C'est trop de honte et de faiblesse! 'u^

Je dois, je veux partir! 'vV^^vwHvto \

Chan.)Ue a paru sur le seuil du temple et se dirige vers Le presbytère Werther raperçoit, très éntu.

Partir! Non! je ne veux que me rapprocher d'elle:

CHARLOTTE, »aag remarquer Werther. Jei fce\v<t. t^ ytUmAjjff

Comme on trouve en priant une force nouvelle!

WERTHER, de loin. ,

Charlotte!...

CHARLOTTE, xe détournant, simplement cKAy&A,L CA^ <>^ ^ ^rf/v

Vous venez aussi chez le Pasteur? >^

WERTHER, se rapprochant, iriBlemeat. *'VQ^(^

A quoi bon? pour vous voir toujours auprès' d'un a"^^, J .

Se rapprochant encore de Charlotte restée imiBoh'.ite *^ ^^

Ah! qu'il est loin ce jour plein d'intime douceur ^^^^^^^

Où mon regard a rencontré le votre ^^vi}«^«. tic. WM

Pour la première fois;... où nous sommes tous deux Demeurés si longtemps... tout près... sans nous rien dire.

Cependant que tombait des cieux Cn suprême rayon qui semblait un sourir< ^j^

Sur notre émoi silencieux! /y ^

CHARLOTTE, froideiueui. • ^^ Il \^

Albert m'aime et je suis sa femme!.. ^

WERTHER, avec emportement.

AlLcrl vous aime!..

Qui ne vous aimerait?...

CHARLOTTE, plu» doucement. VV^ ^

Werther ! . . . N'est-il donc pas - D'autre femme ici-bas D«gf\e de votre amour et libre d'elle-même? le il'» m appartiens plus; pourquoi donc m'aimez-vous?

Ehî demandez aux fous - — D'où vient que leur raison s'égare!

CHARLOTTE, résolument.

Ëh bien! puisqu'à jamais le destin nous sépare Éloignez- vous, partez! partez!...

Quel mot

Ai-je entendu?

CHARLOTTE, graTcmenl. ;i ^/^j^e^l/Wi Ût^

Celui qu'il faut j J

De moi que l'on entende! .^ iÀ.

WERTHER, TioJemment.

Eh! qui donc le commande?

CHARLOTTE

Le Devoir!

Plus doucement.

L'absence rend parfois la douleur moins amère.

Ah ! me donner l'oubli n'est pas en son pouvoir !

CHARLOTTE, plus douce encore.

Pourquoi l'oubli?... Pensez à Charlotte, au contraire, Pensez é son repos; soyez fort, sovez boa.

WERTHER, apaiié peu à peu. <^ rt^ UjKCtl^- Ê^tt£^

Oui!... j'ai pour seul désir que vous soyiez heurenseS; «^ Z'''^^'*''^^^^ Mais ne plus vous revoir, c'est impossible, nonl '{v'ûiHMM/û, ^v'uJ

CHARLOTTE. l^ ^,J^^ J^J ^^ ^ ^

Ami, je ne suis pas à ce point rigoureuse f-^A^ ^-t-Jfxcvttè/c evw- Et ne saurais vouloir un exil éternel. tz^ aa^^aj^^^^i^^

Vous reviendrez... bientôt... tenez .. à la Noël ! i\ 0 j,

WERTHER, tuppUam ^

Charlotte !

CHARLOTTE, g'élolgnanu à OMi^'tAQ^ ^'^'^'^''■^^J'^^^

A la Noël I '^^^<^^Vk .„ ,

SCÈIVE Vil

-ïcCvcV iuKu .V^,..^ ^ WERTHER, seul. Ae^'t^ ^^^i4^,^^/(./

XIOWA Û^lA^Zo Werther veut la rappeler, mais il reyient eur ses pas, découragé, atetta. I V^A^wf^

Oui, ce qu'elle m'ordonne Pour son repos, je le ferai ; vK-<^cx)^^Ce/i^jXvvv A Et si la force m'abandonne, ^

Ah I c'est moi, pour toujours, qui me reposerai !

Songeant flèvreusemem.

Pourquoi trembler devant la mort... devant la nôtre'' On lève le rideau ; puis on passe de l'autre Côté ! Voilà ce qu'on nomme mourir.

Page 1