ACTE DEDXIÊME
El l'oiseau qui monte aux deux.
Dans la brise qui soupire, x^:^ y ^ /y ^
Est revenu pour nous dire ^^ •
Que Dieu permet d'être lieureuxl ^(^ ^ji «^^ c&fMtoM^ f'^*^
WERTHER, à part. ^^^£ ^e^ f^^t/-
Heureux ! pourrai-je l'être encore ?... ^ -'
ALBERT, à Sophie. ^ d/itÀ^^JV^tMA-- dt xJ-ù^
Va porter ton bouquet, chère petite sœur, Je te rejoins...
\j- CL^ ^AWerlher.
Werther, nous parlons de bonheur I On le cherche bien loin, on l'appelle, on l'implore, Et voici que peut-être il passe en nos chemins, Un sourire à la lèvre et jdes fleurs dans les mains.
SOPUIE, sur le seuil du pr&'^bytère, à Albert. aP
Frère, revenez vite. ^""^^-z^^^l^ ^ UtH^
4>Vt /^ ^ Werther. ZCv^uvM-e. JA^^ '
Pour le premier menuet, je vous invite.
Vous entendez, monsieur Werther! QM
Elle ontr» dam k pratbytùre «n chantant : CJi/AAA/^i/AtSi^ C^J^^^h*^^^^
Tout le monde est heureux, le bonheur est dans l'air I^^'^'^^^ rv ,<Pm/]4^
Albert, a rejoint Sophie et dUparait avec elle.
-ît SCÈNE VI
WERTHER, seuidabord. puia CHARLOTTE.
Ai- je dit vrai? L'amour que j'ai pour elle li/e^z^
N'est-il jjajs le plus pur comme le phi s &acré ?
26 WERTUKR
En ce cœur, malgré lui rebelle, lin coupable désir est-il jamais entré?
l//^e^tc/v^ Oui! je mentais!... ô Dieu! souffrir sans cesse, X ^'^ Ou bien toujours mentir!
^ C'est trop de honte et de faiblesse! 'u^
Je dois, je veux partir! 'vV^^vwHvto \
Chan.)Ue a paru sur le seuil du temple et se dirige vers Le presbytère Werther raperçoit, très éntu.
Partir! Non! je ne veux que me rapprocher d'elle:
CHARLOTTE, »aag remarquer Werther. Jei fce\v<t. t^ ytUmAjjff
Comme on trouve en priant une force nouvelle!
WERTHER, de loin. ,
Charlotte!...
CHARLOTTE, xe détournant, simplement cKAy&A,L CA^ <>^ ^ ^rf/v
Vous venez aussi chez le Pasteur? >^
WERTHER, se rapprochant, iriBlemeat. *'VQ^(^
A quoi bon? pour vous voir toujours auprès' d'un a"^^, J .
Se rapprochant encore de Charlotte restée imiBoh'.ite *^ ^^
Ah! qu'il est loin ce jour plein d'intime douceur ^^^^^^^
Où mon regard a rencontré le votre ^^vi}«^«. tic. WM
Pour la première fois;... où nous sommes tous deux Demeurés si longtemps... tout près... sans nous rien dire.
Cependant que tombait des cieux Cn suprême rayon qui semblait un sourir< ^j^
Sur notre émoi silencieux! /y ^
CHARLOTTE, froideiueui. • ^^ Il \^
Albert m'aime et je suis sa femme!.. ^
WERTHER, avec emportement.
AlLcrl vous aime!..
Qui ne vous aimerait?...
CHARLOTTE, plu» doucement. VV^ ^
Werther ! . . . N'est-il donc pas - D'autre femme ici-bas D«gf\e de votre amour et libre d'elle-même? le il'» m appartiens plus; pourquoi donc m'aimez-vous?
Ehî demandez aux fous - — D'où vient que leur raison s'égare!
CHARLOTTE, résolument.
Ëh bien! puisqu'à jamais le destin nous sépare Éloignez- vous, partez! partez!...
Quel mot
Ai-je entendu?
CHARLOTTE, graTcmenl. ;i ^/^j^e^l/Wi Ût^
Celui qu'il faut j J
De moi que l'on entende! .^ iÀ.
WERTHER, TioJemment.
Eh! qui donc le commande?
CHARLOTTE
Le Devoir!
Plus doucement.
L'absence rend parfois la douleur moins amère.
Ah ! me donner l'oubli n'est pas en son pouvoir !
CHARLOTTE, plus douce encore.
Pourquoi l'oubli?... Pensez à Charlotte, au contraire, Pensez é son repos; soyez fort, sovez boa.
WERTHER, apaiié peu à peu. <^ rt^ UjKCtl^- Ê^tt£^
Oui!... j'ai pour seul désir que vous soyiez heurenseS; «^ Z'''^^'*''^^^^ Mais ne plus vous revoir, c'est impossible, nonl '{v'ûiHMM/û, ^v'uJ
CHARLOTTE. l^ ^,J^^ J^J ^^ ^ ^
Ami, je ne suis pas à ce point rigoureuse f-^A^ ^-t-Jfxcvttè/c evw- Et ne saurais vouloir un exil éternel. tz^ aa^^aj^^^^i^^
Vous reviendrez... bientôt... tenez .. à la Noël ! i\ 0 j,
WERTHER, tuppUam ^
Charlotte !
CHARLOTTE, g'élolgnanu à OMi^'tAQ^ ^'^'^'^''■^^J'^^^
A la Noël I '^^^<^^Vk .„ ,
SCÈIVE Vil
-ïcCvcV iuKu .V^,..^ ^ WERTHER, seul. Ae^'t^ ^^^i4^,^^/(./
XIOWA Û^lA^Zo Werther veut la rappeler, mais il reyient eur ses pas, découragé, atetta. I V^A^wf^
Oui, ce qu'elle m'ordonne Pour son repos, je le ferai ; vK-<^cx)^^Ce/i^jXvvv A Et si la force m'abandonne, ^
Ah I c'est moi, pour toujours, qui me reposerai !
Songeant flèvreusemem.
Pourquoi trembler devant la mort... devant la nôtre'' On lève le rideau ; puis on passe de l'autre Côté ! Voilà ce qu'on nomme mourir.