SCÈNE PREMIÈRE
CHARÎ>OTTE, seule, atsige prèa de la table à ouvrag^^. lrcavt^v^o<X
Werther! Werther!... Qui ni'aiirait dit la place ^^^'^ Que dans mon cœur il occupe aujourd'hui. p
Depuis qu'il est parti, malgré moi tout rpe lasse C^ ^4/^ex^«t--x^'t<AfiLVt^ Et mon âme est pleine 4e lui! ^^ ^^^^'^ -co^ta^t^te^
Lentement, elle ge lève comme aUjrée Tcrs le secr^laire g^cllp ouvre. ■Wtfi'vtû tû^ wtt-L^
Ces lettres... ah! je les relis sans cesse... '^-^0A^^^eA^xj^kt>ikL
Avec quel charme, mais aussi quelle tristesse. *
Je le-i- devrais aétruire... je ne puis! ^^^ ^^ ^
Bie ett rcTcnue prêt de la table, les yeiit fixés sur la leUrc qu'eU» tient Lisant. dl^^J!^^^
« Je vous écris t De ma petite chambre; > Un ciel j^ria
5j WERTHER
» Et lourd de décembre
e Pèse sur moi comme un linceul... Q Ç ^
V Et je suis seul, seul, toujours seuil »^rf^Ka.UCLt^
BeîA)inbanl sur le siège qu'elle occapaJU
Personne près de lui !... Pas un seul témoignage De tendresse... ou pitié I Comment M'est venu ce triste courage D'ordonner cet exil et cet isolement!
■i[^&K\'- e.s.\Jiû , Elle a pria une autr«^ i^ttre et l'ouTre. ^ ;
* Des cris joyeux d'enfants montent sous ma fenêtre, ^''^^^^^^/l'^'^^J'^
» Et je pense à ce temps si doux » Où tous vos chers petits jouaient autour de nous. » Ils m'oublieront peut-être ! »
Cessant de Un».
Non, Werther, dans leur souvenir Votre image reste vivante, Et quand vous reviendrez... Mais doit-il revenir?
Ah ! ce dernier billet me glace et m'épouvante! ^^^
r tij^m'as dit : A Noèll et j'ai crié : Jamais! D On va bientôt connaître » Qui de nous deux disait vrai!... Mais...
» Si je ne dois reparaître
j> Au jour fixé, devant toi, » Ne m'accuse pas, pleure-moi !
» Oui, de ces yeux si pleins de charmes, » Ces lignes, tu les reliras,
. Tu les mouilleras de tes l^r^ie^^^ ^^ ^^ ^^ » 0 Charlotte, et tu frémirasl ^^J^thM^^fU^éA:r'
. /? /, .ACTE TROISJÈMB ,n ^83, /
^tcU^^i
^ou^ ^
^ /, CîilARLOTTR, SOPHIE. , /} c
SOPHIE, gaiement, hxtv^ 3^ /«Mh. J-lV/ tiV4./a.riMvjae^
Bonjour, grande sœur! je viens aux nouvelles, ^^^/i^ul/^ -O^tkd
"7^ Sur un Ion 'le doux rcj .<^Jso
Sans attendre que tu m'appelles... , ,>^^^^
On ne te voit plus. Albert est ab.scat auWv <^ C^ "^
Et l«*. père est très mécontent.
CHARLOTTE, « ncore préoccupa».
Enfant!,
SOPHIE, prenaal Charlottt par la UJIU- £/,JUvviivvg^,^66^-a/U /gtllliL
Mais souffres- tu f
CHARLOTTE
Pourquoi cette pensée?,..
SOPHIE
Cette main est glacée Et tes yeux sont rougis, je le vois bien.
CHARLOTTE, avec enibarrjj..
Non, ce n'est rien!
Je me sens quelquefois un peu triste... isolée. '^^JT^' "^ u-^
Mais si d'un vague émoi mon âme était troublée, Je ne m'en souviens plus maintenant... et tu vois, Je souris... /, 1/^
34 ; WERTHER J a. ' û ^ ^^M
Jvj
SOPHIE, cAUae.
Ce quil faut, c'est rire, rire encore.
Gomme autrefois.
CHARLOTTE, A part.
Comme aulrefoisl
^'^^'^^^ SOPHIE, gaiemer.t.^e^CevOflAX.CKX^L^
r. Ah! le rire est béni, joyeux, léger, sonore ! •^ Il a des ailes; c'est un oiseau de l'aurore!
C'est la clarté du cœur qui s'échappe en rayons !
Elle conduit CharloUe au fauteuil et se laisse gligser à ses geuoin
Écoule! je suis d'âge à savoir les raisons
De bien des choses !
Oui ! tous les fronts ici sont devenus moroses
Depuis que Werther s'est enfui !
Mais pourquoi laisser sans nouvellca
Ceux qui lui sont restés fidèles?
CHARLOTTE, se dégageant dd bras de Sophie, se lève, à p"ft.
Fout, jusqu'à cette enfant, tout me parle de lui!
; , SOPHIE, rovenatii » Chnrlotte. vL*^ ;/ jL^^^MiPuVli^^-^
■^ \ Des larmes ! oh! pardonne, jt> t'en prie! J g lAÇ^LKuà: ^^ ^ Oui, j'ai tort de parler ^^- t^Ui^H//^^^
De tout cela... /?
CHARLOTTE, ne ie contraignant plas *^'>^
Va ! laisse-les couler!
Elles font du bien, ma chérie !
Les larmes qu'on ne pleure pas Dans notre âme retombent toutes, , Et de leurs patientes gouttes
Martèlent le cœur triste et law