‹ WertherChapitre 28 sur 34 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CHARLOTTE, puis WERTHER.

c H A R L 0 T T E . v<t.*d" Vdu We)Ke> / yi^fvncMf^i^^yû,La4eF€e-m' abandonné! V

^("^.^^'eignfctieu, Seigneur I ,9 , y ^ . , JcxU^U^C^^^ J'ai fait et veux faire ^^^^^ 4^ Toujours mon devoir! En toi seul, j'esj}ère j/^

Car bien rude est l'épreuve et bien faible^mon cœur!

Seigneur Dieu, Seigneur 11^ »'t\uJeuivveAX/1[> Tu lis dans mon âme ; hélas I tout la blesse ! Si mes pleurs t'offensaient, j'en demande pardon ! Viens à mon secours — ô Dieu fort ! Dieu bon ! Prends nitié de moi 1 soutiens ma faiblesse ! cK t«tw»;»^v>JVo

La porte du fond B'ouTre. Werther parait. V

Ciel ! Werther I CL Jâui^^^l^^t. A^h ^dc^^Aà^i^]

Wwlher tiX debout, prfe» d« U porte, p&le, preggue dtfailUat, s'appuyaiK - A la muralU*. /TLaS)

iCTE TROlSIÈiïE U^Zl

WERTIIER. ^fi^i^U^ ^ ^^cLOàJL^/

Oui, c'est moil... je reviens... et pourtant.. f^'^^^r'*"^

Loin de yous... je n'ai pas laissé passer une heure, \/V Sx d^uAh

Un instant, ^"^—^ ""^ Ov

Sans dire que je meure ^^^ ^^uT^

Plutôt que la revoir... Puis, lorsque vînt le jour ^^--^.s. 2J^^i^

Que vous aviez fixé pour le retour... y^ ^y'

Je sais parti... sur le seuil de la porte ^ Je résistais encor... je voulais fuir... Qu'importe D'ailleurs tout cela!... me voici I

CHARLOTTE, trèa émue, cherchant à se contenir et à paraître inditTArenf . de^ lO-^t^

Pourquoi cette parole amère?

Pourquoi ne plus revenir, quand ici Chacun vous attendait... mon père...

Les enfants...

WERTHER, «'spirochant.

Et vous? vous aussi?

CHARLOTTE, coupant court aux mot<i qu'eUe sent sur les lèrrefl da Werther.

Voyez ! la maison est restée Telle que vous l'avez quittée I A la revoir ainsi Ne vous semble-t-il pas qu'elle s'est souvenue?

WERTHER, jetant un regard autour de lui.

Oui! je vois... Ici, rien n'a changé... que les cœurs l

Touf.e chose est encore à la place connue. 'f<i^}^-é^\.^^iA. tJ^èSMïA^

Allant par la chambre

Voici le clavecin qui chantait mes bonheurs

Ou qui tressaillait de ma peine Alors que votre voix accompagnait la mienne.

Venant prfea de I* uht».

«8 WERTHEti

Ces livres sur qui tant de fois Nous avons incliné nos têtes rapprochées.

Allant au secréUire 8ur lequel est placée la boita em plgioleto.

Et ces armes... un jour ma main les a touchées.

D'une voix gourda.

Déjà, j'étais impatient

Du long repos auquel j'aspire !...

CHARLOTTE, tant toIt ce dernier mouyement. est remontée Tera le cUTccii «ur lequel elle a pris nn manuscrit. A Werther.

Et voici ces vers d'Ossian Que VOUS aviez commencé de traduire.

WERTHER, prenant le inaBuscrit,

Traduire... Ah ! bien souvent mon rêve s'envola Sur l'èiile de ces vers, et c'est toi, cher poète, Qui, bien plutôt, étais mon interprète!

Toute mon âme est là !

■fctsafttr. iicvvM) t/L/vÇx

€ Pourquoi me réveiller, ô souffle du Printemps ? Sur mon front je sens tes caresses, Et pourtant bien proche est le temps Des orages et des tristesses !

Demain, dans le vallon, viendra le voyageur. Se souvenant de ma gloire première.

Et ses yeux vainement chercheront ma splendeur :

Ils ne trouveront plus que deuil et que misère ! *

CHARLOTTE, très troublée.

N'achevez pas I Hélas !

Ce désespoir... ce deuil... on dirait... il me semble I...

àli ! ciel I ai-je compris... Dans cette voix qui tremble.., O«n0 c©8 deux yeux rempiia

ACTK TROISIÈME

De larmes, n'est-ce pas un aveu que je lis !...

Se rapprochant de Charlotte. <fU<AAi^ - llit-tfcWJL^

A quoi bon essayer de nous tromper encorei^^^-^''^^^^^x^ ^^ toiAv^^

CHARLOTTE. ,,^

Je vous implore !

Va ! nous mentions tous deux en nous disant vainqueur» De l'immortel amour qui tressaille en nos cœurs,

S'exaltant.

Ah ! ce premier baiser, mon rêve et mon envie, Bonheur tant espéré qu'aujourd'hui j'entrevois, Il brûle sur ma lèvre encore inassouvie ^

Ce baiser demandé pour la première foisi l/l^^ eAei>y\'\tCy/e/u ^- tuJu

CHARLOTTE, défaillante. ,^^. ^.^J ,^ ^ «^ f^'O^CC^VA^ C > / /? ^ i/^^'^^ ^U/^A.t'^ t^»uta/-?^

Werther! €X^. ^ ^•i/iu/Uy ^ /f -<\

WERTHER. -«^ y «M<KX/ ^^ti-^^t- \, * >^

Tu m'aimes... "^^ -^"^^^^^^^ cJf^AJÙi^^te^

CHARLOTTE, le repoussant.

Non... tout ce qui nous sépare Ne peut être oublié ! ct^

. WERTU ER, se jeiant A gR8 pieds.

Tu m'aimes!... tu m'aimes !...

CHARLOTTE

Pitié

Je t'aime!...

plus de remordsj il n'est plus de tourment**.

CHARLOTTE, épordu,.

Seigneur clément, Défendez-moi contre moi-même.

WERTHER.'()c*'tf"l/l'"lrte4'».^nlr"^^ i^^Uà

Hors de nous rien n'existe et tout le reste est vain?-ie4 iri^^ Mais l'amour seul est vrai, car c'est le mot divin. ^

CHARLOTTE

Défendez-moi, Seigneur !

Viens I

CHARLOTTE, dam les bm de Werth«r. Il<M44€ aïf^-i^^^

Ah! pitié i^^K^'ii^^^^^

Je t'aime I

CHARLOTTE, se redressant, affolée. «^^^^

Ah ! moi ! moi I dans ses bras 1 ^^"'^-ai-

WERTHER, lappliant.

PardoD î

CHARLOTTE, résolument.

Vous ne me verrez plus...

WKRTHER.

Grâce, Charlotte !..•

CHARLOTTE

NODI

C'est vous, vous que je fuis l'âme désespérée. Adieu, pour la dernière fois !

KM» a'cpfult «t ferme «nr elle U porte de w^hambriw if-t-^tW^tA/yC

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