MOXSIRUR LE PRÉSIDENT, MESSIEURS
Comme vous l’a dit notre président, j'ai maintenant l'honneur de vous proposer la santé de lAcadémie Française. En vous priant de boire cette santé, je ne crois pas être appelé à vous parler du corps savant, du eentre de toutes les gloires, du législateur de la langue, de l'arbitre suprême en matière littéraire; je ne crois pas être enfin appelé à vous parler de l’Académie française telle que nous la connaissons. L'Académie existe, et c’est assez ; il est inutile de rien dire de plus ; son histoire nous suffit. Je voudrais seulement rappeler à votre mémoire l'acte généreux par lequel l’Académie Française, mettant de côté les statuts positifs qui la régissent pour n’écouter que la
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