CRITIQUE DU CONTRAT PASSÉ AVEC LE SYNDICAT
(Traduction du discours prononcé en anglais par l'honorable W. Laurier à la Chambre des Communes, séance du 21 décembre 1880.)
MONSIEUR L'ORATEUR
Le.contrat qui nous est soumis et qu’on recommande à notre approbation n’est que le couronnement du principe posé, il y a dix ans, par le gouvernement alors au pouvoir, lorsqu'il présentait un projet pour la construction immédiate et précipitée du chemin de fer du Pacifique canadien. T1 ressort clairement des ue, du député de Richmond et Wolfe (M.
Ives) sur la position qu'ont prise sur cette question les deux grands partis qui divisent le pays, qu'au début le programme des conservateurs était de construire le chemin immédiatement et de ne pas inter. rompre les travaux avant son entier achèvement, tandis que la politique des libéraux était de ne le construire que graduellement en tenant compte des besoins et des ressources du pays. La raison qu’'invovoquait le chef du parti conservateur pour justier l'achèvement immédiat du chemin, est que cette entreprise était une des nécessités de la Confédération qui sans cela serait restée incomplète.
Il n’appert pas que cette nécessité existit pour la Confédération dans sa composition primitive, ni qu'elle découlât d'aucune cause naturelle. Cette nécessité existerait-elle, que ce serait peut-être le plus fort argument contre la méthode qu'on à adoptée il ya quelques années, de créer des provinces entières
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