EN PLEINE SOLITUDE
et de les coter de tout le luxe d'institutions auquel seules peuvent aspirer des provinces populeuses, tandis que celles-ià étaient à peine habitées à cette époque.
Les honorables messieurs qui siègent sur les bancs du trésur doivent 8e rappeler qu’ils ovnt été maintes fois avertis de ne pas créer un ordre de choses qui devait engager le pays à l'achèvement immédiat du chemin. On a eu beau leur démontrer que, s'ils agissaient ainsi, ils imposeraient au pays un fardeau audessus de ses forces ; ils n’ont pas tenu compte de ces avertissements, ils ont forcé leurs partisans à voter en faveur de cette politique, et aujourd’hui, comme conséquence de cette politique, ils leur demandent de consentir au sacrifice énorme qu'implique ce contrat.
Sije rappelle ces choses, ce n’est pas que je veuille récriminer., Le temps des récriminations est passé, il ne reste plus à chacun de nous qu’à faire son devoir suivant ses lumières et l'inspiration de sa conscience.
Sir John A. Macdonald.—Très bien.
M. Laurier.—Ki je rappelle ces choses, c’est uniquement pour établir une fois de plus, si toutefois la preuve est nécessaire, qu’il ne faut jamais traiter à la légère les grands intérêts d’un pays; qu’il ‘io faut jamais s’écarter des vrais principes sur lesquels doit être basé le gouvernement d’une nation, car une fois