DANS UN DILEMME EMBARRASSANT
puisqu'il ne pouvait se lancer dans l’entreprise sans épuiser du coup à peu près irrémédiablement les finances du pays. D'un autre côté ne pas procéder, c'était détruire du coup toute sa politique passée. Qu'allait-il done faire ? Commele sorcier dela fable dont la vie était à la merci du monstre qu'il avait eux aussi avaient donné l'existence à un monstre qi menaçgait de les mettre en pièces. Encore une fois qu'allaient-ils faire ? Ts passèrent en Europe, offrant leur éléphant blanc à tout venant sur la place de Paris et de Londres, mais sans succès: personne n’en voulait, méme en cadeau. Il fallut bon gré malgré ramener Panimal au pays, où ilslui ont donné pour piturage un vaste territoire, pour son usage exclusif, en le rendant inaccessible à tout autre que lui. Cest alors qu'ils ont trouvé quelqu'un pour les débarrasser de cette cause d'anxiété constante.
Que ce nouveau projet soit de mauvaise politique, nous en avons la preuve dans les termes mêmes employés par le gouvernement pour engager ses partisans à l’accepter.
Quelles raisons leur donne-t-il pour les persuader de voter en faveur de ce contrat? Quelles réponses fait-il aux multiples objections qui se sont élevées? Tout simplement ceci: Acceptez sans critiquer; c’est le meilleur arrangement que nous ayons pu faire. Pour prouver que C ‘est bien cela. je ne puis mieux faire, je
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crois, que de citer textuellement les paroles dont s’est servi, l’autre jour, l'honorable ministre des Travaux publics.
lei, monsieur l'Orateur, nous n'avons pas aflaire à une: seule personne nous traitons avec le Syndicat, Ces messieurs représentent üne des parties au contrat, nous sommes l'autre. Nous avons à conclure un contrat avec eux pour la constructionde ce chemin. Faut-il leur dire : Vous devez en passer par nos conditions ou vous n'aurez rien ”? Ce n'est pas ainsi que se font les contrats. Vons devez prendre en considération les exigences de la situation. Vous devez vous assurer si vos conditions sont acceptables jour l'autre partie, et après les avoir diseutées avec celle-ci, vous vous convaincrez qu'elle est dansle vrai, que votre offre n'est pas suffisante, et s'il vous faut donner plus de terre où plu: d'argent ou faire d'autres conditions, il faut toujours en reveuir à ceci: c'est qu'il doit v avoir consentement de part et «autre sur ce qu'il y aura à donner et à recevoir avant de pouvoir dresser le contrat et le signer, (C'est ce que nous avons fait, Voici le contrat, et c'est le meilleur que nous ayons pu faire.
Est-ce bien là le langage d'un gouvernement libre, du pouvoir exécutif d'une nation libre? Qu'est-il done arrivé pour forcer ainsi le gouvernement de ce pays à se laisser imposer ce contrat par le Syndicat ! Qui done, au monde, obligeait ainsi, le gouvernement à négocier cette affaire avec Le Syndicat ? Quelle calamité s'est done abattue sur le pays pour que notre zouvernement ait ainsi