CAPITULÉ SANS CONDITIONS
entre les mains du Syndicat ? S'il v avait eu une guerre, que nous eussions été défaits et que le gouvernement, après avoir été obligé d'accepter du vainqueur les conditions qu'il lui plaisait d'imposer, se fût présenté ici pour nous demander de ratifer le traité, son langage aurait-il été différent de celui dont il se sert aujourd’hui pour pousser ses partisans à accepter le contrat ? Lorsqu'en 1871, au lendemain de la guerre désastreuse avec la Prusse, le gouvernement provisoire de la France présenta devant l’Assemblée nationale
le vezait d'être élue et lui demanda de ratifier Ie
raité conclu avec l'Allemagne, par lequel la France cédait à ce pays deux de ses plus belles provinces, quelques SA protestèrent contre les conditions du traité. Quel a été alors le langage du gouverne. ment français ? Exactement le même dont se sert aujourd’hui notre administration: * Acceptez ces con. ditions ; ce sont les meilleures qu’il nous ait 6t6 possible d'obtenir. ” La France avait 6t6 défaite, elle était contrainte de plier sous la botte du ee fci, il n'y a eu ni guerre, ni vaincus, ni vainqueur: notre gouvernement s’est enchaîné de ses mains, il s’est trouvé pris dans les mailles de sa propre politique, qui était mauvaise.
Après avoir parlé comme je viens de dire, le ministre des Travaux publics continue ainsi: ‘Je crois qu'il est avantageux pour le pays que nous proti. gions ses finances en adoptant ces résolutions et j'espère que la réponse que nous recevrons de tous nos amis sera affirmative.? Telle est la conséquence funeste de ce programme : on demande aujourd'hui aux partisans du gouvernement de prononcer le ‘oui final qui doit plonger le pays dans une dépense