DES PROF! NORMES
sur les colons du Noi «. transporter leurs produits sur les maich dirait vraiment que la compagnie a une paru de propriété sur les terres des colons et que ceux-ci ne les détiennent que pour le compte de la compagnie, à laquelle ils doivent céder le plus clair de leurs profits. Ce n'est pas là sans doute du féodaliame dans le sens rigoureux du mot, mais qu'est-ce donc si ce n’en est pas ia substance ?
Autre preuve, monsieur l'Orateur, du vice fonda-
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mental de lu politique suivie jusqu'ici, Sans vouloir trancher la question, on peut se demander si, au cas où le chemin, au lieu d’être construit comine on prétend aujourd'hui qu'il faut qu'il le soit, avait eté entrepris graduellement, pas à pas, à mesure que lPauraient requis les besoins du pays, ce n'eût pas été une alternative digne de réflexion, de savoir s'il aurait ét pavé en octrois de terres et d'argent, ou si le gouvernement du Canada n'aurait pas trouvé son avantage à proclamer dans le monde entier qu'il v avait ici des
terres et des propriétés gratuites, dans toute étendu
des Territoires du Nord-Ouest, à la dispos tion ces
pauvres gens des vieux pays, à qui lon aurait pi romettre les plus hauts prix du marché pour le | Î
produits, Peut-ctre par ce HOovCOnN V aurait-il
A HNS DE NM NAIRE en ec pays, mais en revanche il y aurait un ph grand normdbre de foyers heureux et prosperes, T a été autroinent-malheureusement.
On donne à la Compagnie vingt-cinq million
, Re d'acres de terre qu'elle peut choisir à su fantai . 11] 4 1 44 124 ‘ ‘ | : A | , Le UITAL GC cette pPoitique era 9 nIeliC ANS it [ Nord-Ou: t que partout où l’on a cree des fiels e) : : | | Je ; TRES Ps LENS jt ir Cesrandes compagnies, Le LR aC [IX
ront d'abord sur les terres dus JOU vernent nt, de pré
rencesureelles qui portent privilès oo homestead et de préemption, mais après un certain temps, lorsque ces terres commenceront à être encombrées, ils s'install ront sur colles de Ta Compagnie, ct alors de deux choses l'une, ou l'agent de Ia Compagnie les fera déguerpir, où ils devront subir les conditions exorbi jantes qui Le ur seront impose cs va a Comp ægnic. Nous n isnorons pas que la plupart de ces colons seront de pauvres gens n'ayant d'autres moyens d'autre capital que leurs bras ; et nous savons, par l'expérience du passé, ce que leur coûtera de sueurs le paiement de leurs redevances en sus de la subsistance de leurs familles et de l'entretien de leurs fermes. Ce n’est pas tout : les municipalités s'organiseront par
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la suite, il faudra ouvrir et entretenir des chemins et des routes ; mais la compagnie esc exempte d'impôts. elle n'aura pas un sou à payer pour cela, ce qui sera
UNE SOURCE DE CHICANE et de difficultés par tout le pays. Qu'avons-nous conne paliatif? Quelle sauvegarde, quelle garantie posstdons-nous contre les inconvénients que créera probablement, je devrais dire certainement Padoption du système qui nous est proposé? Notre seule carantie, ce sera le bon vouloir de Ja Compagnie ellemène. .
On nous dit que les membres actuels
ie sont des hommes
doute pour personne ;
le la comt honorables ; cela ne fai c'est là une chose que chacun
t reconnaître, mais quelle que soit l'honorabilité les meinbres de la Compagnie aujourd'hui, qui nous itce qu'ils seront dans dix ans, dans cinq an: dans &ixX mois d'ici Qui ous
x imois Ja Compagnie ne sera rk etnose sera pus ie
ou earontit qu pas wlée à Newdessaisie deses int(réts pour un dération d'argent, en faveur de capitalistes étraneur transférant le privilège de déterminer euxdames Je {tracé de Ja ligne Vahtitse le:
tenanciers d
et de preseurer encore ce
la Compagnie afin de st refaire de ce que leur aura coûté leur acquisition ans tous les cas, monsieur l'Orateur, quelle que soit l'honorabilité des membres de la compagnie, nous “avous une chose, c’est qu'ils sont de l'espèce humaine, et cest un fait trop connu, attesté par l'expérience universelle, que l'homme, quelque rang qu'il oceupx dans le monde, s'il n'y à pas de lois pour le contraindre, abuse de sa position au détriment des autres s'il trouve quelque avantage. Et nous savons déjà, pa lt manière dont la Compagnie à traité le geu vernement, comment elle se comportera