‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 115 sur 571 · UNE MALÉDICTION, UNE PLAIE · texte numérisé non relu

UNE MALÉDICTION, UNE PLAIE

Voilà ce qui en est de ces compagnies,qui n'avaient pas la dime des pouvoirs conférés au Syndicat par le présent contrat.

On dit hien, et c'est ce que vient de me faire remarquer l'honorable député de Niagara (M. Plumb) qu'il v a des lots réservés alternant avec les terrains concédés à la Compagnie. Les rapports nous disent qu'il reste dans ce pays 250 millions d’acres de terre, Has hos renseignements ne sont pas assez précis pour nous donner une certitude parfaite de la chose. Quoi quilen soit, je suis prêt à admettre que nous disposions, Qans cette région,de 200 millions d’acres deterre. Mais si l'on déduit la superficie couverte par les lacs, les cours d'eau et les marais, les montagnes, les colliues, les terres stériles, celles qui sont rendues impropres à la cultare par des causes climattriques, les terres qui ne sont bonnes qu'aux pâturages, celles qui appartiennent à la compagnie de la Baie d'Hudson et celles qui sont réscrvées pour les fins scolaires, que restera-t-il pour nos colons en sus des 25 millions d'acres concédés à la Compagnie ?

A quelque point de vue que je me place, je cherche en vain une atténuation au monopole gigantesque créé en faveur de cette compagnie. Mais ce n'est pas tout : il y a encore dans ce contrat.

Page 1