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wec les lignes de l'est ; nous aurions bien le traft naissant de nos Territoires, mais nous perdrions celui des Etats du nord-ouest de PUnion. L'autre projet consisterait À prolonger la ligne jusqu'au Sault Sainte. Marie et à la raccorder ainsi immédiatement, noi
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seulement avec le Nord-Ouest, mais avec les chemins de fer américains. L'hésitation est-elle permise devant une telle alternative ? Quelles raisons peut-on invoquer pour ladoption du tracé de la rive nord du lac supérieur ?
Bien que la question ait été traitée jusqu'ici en lehors de toutes considérations d'intérêt local, on me permettra bien de demander lequel de ces deux programmes présente le plus d'avantages pour ma province. Le prolongement immédiat du chemin usqu'au Sault Sainte-Marie dirigerait naturellement sur leréseau des chemins de fer de Québec non seulement le trafic de notre Nord-Ouest, mais aussi celui lu Nord-Ouest américain. ce qui arriverait fort à propos pour enrichir nos cités de Montréal et de Québec.
Mis ce n’est pas encore là la raison principale pour laquelle nous désirons Fadoption du tracé du Sault Ste Marie. L'exécution de ce projet
AIDERATT NOTRE PROVINCE
à sortir des eémbarras financiers dans lesquels elle est ituellenient plongée. Elle à aujourd'hui une dette de plus de $15,000,000, Cette année, elle a été oblisée d'emprunter encore $4000,000 et, malgré cela, les déficit: vont toujours s'accuinulant d'année en année. La population de la province de Québec se demande avec inquiétude comment ces déficits pourront être comblés, et jusqu'ici on n'a pas trouvé de remède à la
tuation. Nos ressources ont été engagces au delà
le leur valeur, et il Jeur manque l'élasticité qui nous permette de compter sur leur augmentation à l'avenir [l ne nous reste plus qu'un leCOUrS la taxe dirt e, à HOiNs QUE NOUS IrouviIonS UN MOVe au itcr ie trafic de 110 cheniins de fer. Si ce secours ne nou rive Dits bientôt, la perspective Huancicre de GQucbt sera vraiment des plus critiques. Avec un chemin d ler dès maintenant jusqu'au Sault Ste ifarie, au lieu l'avoir à attendre dix ans, dans deux ou trois ans a plus nous conimencerions à recucillir les bénéfices du om see du nord-ouest du Canada et des Etats-Unis:
les honorables députés de Québec ne peuvent nier que ce commerce serait une véritable bénédiction pour notre province, dans l’état actuel de ses finances. Même si ce n'était pas là un appoint suffisant pour nous retirer complètement de nos difficultés actuelles, on ne peut nier qu'il améliorerait notable-
ment la position et la rendrait moins sombre qu'elle
n'est maintenant. C'est à mes collègues de Québec qui appuient le gouvernement que je m'adresse. ÜUn ne cesse de nous parler chez nous de leur influence auprès du gouvernement ; à en croire leurs amis, leurs journaux, ils n'ont qu'à se présenter ici pour obtenir ce qu'ils veulent. S'il fallait même en croire leurs partisans chez nous, «le gouvernement occuperait à leur égard la position du serviteur dont parlent les Ecritures, à qui son maître disait: Va, et il allait : viens, etil venait. Eh bien, si ces messes ont unetell. influence sur le gouvernement, est-il une meilleure occasion de l'exercer pour le plus grand bénéfice £de leur province et pour empêcher qu'un grand dommage soit infligé au pays, ear je considère que la ratification du présent contrat sera une grande calamité pour le Canada tout entier.