M, LAURIER REND HOMMAGE À SON CIE
Le 29 mars ISSH, l'honorable Edward Plal grande ovation à Montréal, Le Founy Men, toute ia jeunesse anglaise et française de ] dienne, donnait en SOn honneur un gran Windsor, La fête eut un éclat exXtraordinai au Moins cent convi
es de plus qu'aux plus beaux banquets blics qu'eût Jamais donnés Montréal, M. lake, conduit par M, Maclaren, président de F. Y. Le, Club, prit place à la table l'honneur, ayant à Ses côtés les honorables MM, Laurier, Mer. cier, Huntington, Langelier, Laflamme, Thibaudeau., Joly, Mar. chand et une foule de députés, ioinmes olitique
éminents ; MM. Holton. J: Scriver, k, Profont, F, G, Bouthillier H. A. Nelson, W, Prevost, Proctor, lagar, Brown, H. Lyman, J, Jaunes Stevy rt, FX, Archambault, Jos, Duhamel, etc, Le magistral Blake à cette OCCasion a éta
rale du teMps :; nous l'eCons!
<e recevait une s eform Club, a métropole cana:
’anquet à l'hôte] re, on y COomptait
S; Citoyens une, J, MeShane, Jacques Grenier, Hodwcon, p. H, Roy, AE, Poirier, À. Favrean, discours que prononçea M. . Mt Droduit jar toute Ja presse Ji] ;
De. à tituons sur des notes prises au ban.
Jet l4 réponse que fit M. Laurier AU toast : La Chambre des Communes,
MOoXsIEUR LE PRÉSIDENT,
MEssiIEURs.
l'est peu de circons ‘Prouvé autant de seyant
lances dans ma v
satisfaction Véritable
€ soir à cette table,
vus m'avez appelé à répondre à la santé de la
‘ambre deg Communes, Je le fais de grand cœur.
ie où j'aie qu'en m’as-
car l’occasion m'est ainsi fournie de donner cours à des sentiments dont moa cœur déporde.
Ce qui me cause cette immense satisfaction, ce n’est pas de voir que la viile de Montréal, ceite viile de Montreal que nos adversaires se plaisaiene à regarder comme leur château-fort, soit la première à acelemer le nouveau chef du parti Hhéral; ce n'esi pas méme l'émotion bien légitime de Paimi personnel, de l'ami politique, causée par cette expression publique et enthousiaste de svmpathie pour l'immense talent et le caractère non moins éminent de M. Blake.
Non, ce qui me cause cette satisfaction intense, c'est que cette démonstration est toute entière Pinspi. ration et l'œuvre de la jeunesse; c'est que Ja jeunesse de ce pays est la premiere à acelamer le nouveau chef du parti Hbéral et sa politiaue; c’est que la jeunesse, fidèle aux instincis généreux de cet âge, proclame ainsi son adhésion aux idées du parti Hbéral, au lendemain d'unesession où, dans l'enceinte du parlement, ces idées ont été Ccrasées sous le poids d'une majorité compacte.
Vous avez proposé la santé de la Chambre des Communes. Nous sommes le parti de Ia réforme. Je bois à la réformation de la Chambre des Communes actuelle, à Pespérance que, lorsque la Chambre des Communes aura passé par le creuset d'un nouveau scrutin. le signal donné ici ce soir par la jeunesse de Montréal aura été entendu et que dans la nouvelle Chambre des Communes la politique de M. Blake sera triomphante.
Ce n’est là cependant qu'üuuie espérance. Ceux qui sont ici ce soir n'hésitent pas à croire que cette politique est la politique de l'avenir. Doit-elle cependant triompher aux élections prochaines, doit-elle même triompher de notre temps ? c'est Ià une autre question, mais c'est une question qui ne nous préoccupe que secondairement. Nous ne nous occupons pas de savoir si nous recueillerons nous-mêmes les iruits de ce que nous semonsaujourd’hui.ou si ces fruits seront recueillis par ceux qui viendront après nous. Pour le moment, nous ne voyons qu'une chose, c'est
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