AU BANQUET BLAKE
que la cause qui nous est chère. la cause que nous croyons juste et v'aie. malgré le talent et le cmractère éranscendant du chef, est parmi les représentants du peys dans une minorité désastreuse. Encore une fois, ce n'est pas là ce qui nous préoccupe, Que coite cause soit forte où faible numériquement, e'est la cause du droit, de la justice. Les jcunes gens qui acelament M. Blake, au lendemain de la session, ne regardent pas quel a été le suceès de ses efforts. Au surplus, c'est le caractère des âmes généreuses, de la jeunesse surtout. de ne pas regarder au succès, mais de regarder à la cause, et nous pouvons dire avec la fierté du poète ancien :
Vietrix causa dis plaruit, sed victa Caloni.
Jeunes gens des clubs libéraux de Montréal, jeunes Canauiens anglais, jeunes Canadiens français, vous tous les organisateurs de cette démonstration. ilest peut-être malséant de ma part de vous offrir des remerciements. Je ne saurais cependant résister au plaisir de le faire. Dans cette ère d'égoïsme universel, où méme ceux qui kont jeunes n’échappent pas toujours à la contagion, Îl est consolant de voir que vous, vous du moins, vols êtes restés fidèles à l'enthousiasgme, au Gésiniéressement, qui dé tout temps ont été le glorieux apanage de la jeunesse.
Je suis heureux de constater ce fait. car à mon avis, le premier devoir qui incombe au parti libéral, cest de régenérer le sentiment public en ce pays.
Nil est quelque chose de déplorable, de désastreux, c'eat l'état d'avilissement dans lequel la polique est tombée.
À l'heure 6ù je parle, il existe tout un grand parti dans cette province, dans lequel chaque acte qui s'accompht, chaque parole quise prononce, ne s'accomplit. ne se prononce qu’ en vue de ce qu ‘en pourra retirer celui qui agit ou qui parle. Peut-ctre les idées que j'exprime en ce moment, si tant est qu'elles rranchissent ces murs, peut-être, dis-je, ces idées seront elles relevées avec fr: cas ; peut-être la vérité en sera-t-
elle contestée avec emportement ; peut-être mon assertion sera-t-elle représentée comme une calomnie. Je réitière cependant ce que j'ai avancé, et sur la vérité de ce que j'aflirme, j'en appelle, non pas à vous, messieurs, mais à nos adversaires eux-mêmes ; j’en appelle ainsi, non pas à ce quise dit publiquement, non pas à ce qui s'imprime pour la galerie, mais à ce qui s'avoue sans contrainte, dans le secret de l'amitié. Et là, messieurs, vous le savez, car tous, nous l'avons entendu répéter dix fois, vingt fois, cent fois, ceux qui comptent encore l'honneur politique pour quelque chose, ceux qui croient encore que le mot de patrie n’est pas un mot vide de sens, ceux pour qui le mot de patrie va au cœuret réveille les émotions les plus fortes, sont traités de naïfs; pour eux ces forts, ces positifs, la vraie politique est de parler et d'agir en vue du profit que peut rapporter chaque acte, chaque parole.
Messieurs, ai-je besoin de vous le dire, si dans la politique nous n'avons en vue que notre intérêt individuel, 8i chaque acte, chaque parole doit être mesuré par l'étendue des bénéfices à en retirer, nous ne sommes pas dignes d'être un peuple libre. Hélas ! si ceux qui sont morts surles champs de bataille, si ceux qui sont morts sur les échafauds, avaient (té des politiques de l'école contemporaine, s'ils avaient calculé leurs actes, leurs paroles, d’après cette règle nouvelle, au lieu de mourir comme ils sont morts, ils auraient véeu à même les faveurs et les largesses que la‘bureaucratie de l’époque n'aurait été que trop heureuse de leur distribuer, et le peuple serait encore aujourd’hui un peuple esclave.
Hélas ! les temps sont bien changés, mais est-il besoin de répéter qu'il n’est de salut pour un pays que si les citoyens savent être fidèles à leur pays, et savent faire passer la cause publique avant l'intérêt individuel ?
Le parti qui nous a gouvernés presque sans interruption depuis vingt-cinq ans a oublié ces grandes vérités. Il a gouverné en faisant appel à la cupidité, en faisant passer les intérêts personnels avant les inté-
chose le rem actif 1 cette ( que ri Puissè probal constit au pou n'avoir sacrifié Po tinuate constitt nous (qi tra oi dans ne jusqu'à eux, da ques, GR le pays.
Ce c'est ce l'intérêt tissemer l'on peu tous les rapproc Enc
les plus elle ne *
seT- Je rité elle pas qui Et 'ONS qui que trie t de plus , C8 v en que
ns la indiguré s01g ! si le, ai
été ent ‘èvle SE que heucore
at-il DAvs 8, et érêt
terdes lité, nté-