AU CINQUANTENAIRE DE L’ASSOMHTION
lève une violente tempête contre lui. Sa flotte est détruite. Il est jeté avec quelques compagnons sur une roche nue. Sous tant de revers, Ajax, le vaillant Ajax, se sent défaillir un instant. Il s'adresse au dieu qui le persécute, Que lui demande-t-il? De faire cesser la tempête? D’apaiser sa colère? Non, il reste toujours Ajax. ‘ Dieu, s’écrie-t-il, rends-nous la lumière, et combats contre nous à la clarté des cieux”.
Ce trait m'est revenu soudain à la mémoire. Ce mâle courage qui inspirait Ajax, c'était aussi le sentiment qui aimait les fondateurs de cette maison. Ce qu'ils voulaient, eux aussi, c'était la lumière. En 1833, l'avenir de la race française aujourd’hui pleinement et largement assuré pouvait encore être considéré comme douteux. Il fallait la lumière pour combattr les combats que nous avions à combattre. Les hommes politiques faisaient la luite de leur mieux. Les fondateurs de cette maison ainsi que des autres maisons qui s'élevèvent alors de toutes parts, comprirent que les efforts des hommes politiques seraient stériles, si l'instruction n'était répandue par tous les coins du pays.
Les commencements de cette maison furent modestes et plus que modestes, mais les résultats ont depuis longtemps dépassé les esp{rances les plus audacieuses que les fond ais concevoir au début.
Ah ! comme nous nous associons au regret exprimi hier par M. le Supérieur! que n’a-t-il été donné au moins à l’un d’eux de se trouver parmi nous aujourd'hui et de constater quel grand arbre a produit le grain de sgénevé qu'ils semaient voici maintenant emquante ans. Ils ne sont plus. L’impitoyable mort nous à enlevé la suprême satisfaction que nous aurions éprouvée à leur dire tout ce que nous leur devons. S'ilest permis cependant de croire que, du sein de l’éternelle félicité, ce qui nous a été cher ici-bas peut continuer à nous être cher, nous ne saurions douter que leurs âmes sont avee nous, qu’elles remplissent cette salle, et qu’elles versent sur cette maison d’abondantes bénédictions.
Nous ne saurions non plus oublier les hommes
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