CINQUANTENAIRE DE L'ASSOMPTION
dévoués qui ont été les continuateurs de l’œuvre, à commencer par ceux qui furent les collaborateurs des fondateurs, jusqu’à vous, monsieur le supérieur, jusqu'à vous, monsieur le directeur, jusqu’à vous tous, enfin, messieurs, qui consacrez votre vie au succès de cette maison.
Il y a une pensée dans votre adresse, mes jeunes amis, qui m'a particulièrement touché. C’est la pensée ‘ qu'après une longue absence, il nous est donné à nous les anciens élèves de revoir les directeurs et les professeurs cette maison, qui sont toujours le8 inmêmes par le zèle et le dévouement dont ils entourent votre jeune âge, sans autre espérance et sans autre rémunération que de former de courageux soldats pour l’église et l'état.”
Messieurs, je vous remercie pour cette bonne pensée. Oui, c’est une juie véritable pour chacun de nous de revoir ceux qui, comme vous le dites si bien, se sont dévoués à notre jernesse, sans autre espérance et sans autre rémunération que de servir Dieu et la patrie. Je puis le dire avec vérité ; j’ai souvent pensé, au cours de ma vie, à tout ce que je dois aux cinq professeurs sous lesquels j'ai eu l'honneur d’ctudier pendant que j'étais dans cette maison. Je me suis toujours rappelé avec un profond sentiment de reeonnaïissance, leur patience... comment dirai-je ? inaltérable ? presque toujours inaltérable ou ne s’altérant que pour cause, leur dévouement infatigable, et surtout cette bonne amitié qui faisait du professeur le frère aîné de ses élèves.
Je vous ai déjà dit, mes jeunes amis, que vous êtes les Benjamins de } famille. C’est vous dire que vous en êtes aussi l'espoir. Vous nous dites que vous voulez suivre l’exemple qui vous a été donné par vos aînés. Sursum corda. Que vos cœurs s'élèvent plus haut : jusqu’à vos professeurs, jusqu’à ceux qui vous donnent tant d'exemples d'ébrécetlun. de désintéressement, de sacrifice au devoir. Sursun corda. Que vos cœurs s'élèvent plus haut encore. Qu'ils s'élèvent jusqu’à lu hauteur des fondateurs, Dans leur vie publique comme dans leur vie privée, vous ne pourrez jamais rien trouver de plus digne de votre imitation.
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