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jusque dans cette chambre. Je crois que les véritables motifs ne setrouvent pas seulement dans la presse conservatrice d’Ontario, mais aussi parmi les parte sans du premier-ministre qui font partie de la dépuration d'Ontario. Si la loi a figuré dans nos statuts, il faut l’attribuer à ces plaintes. Je suis certain que tout aubergiste désappointé à qui on a refusé une licence a déclaré que c'était parce qu’il était conservateur ; que tout licencié de mauvaises mœurs dont la pétition a été rejetée, au lieu de s’en prendre à luimême, s’en est pris aux commissaires et s’est plaint d'avoir été refusé parce qu’il était tory. Cette loi ne nous à été imposée que dans l'intérêt et pour l’avantage d’un parti, simplement pour en arriver à remettre l'octroi des licences entre les mains de commissaires qui seraient nommés par un gouvernement conservateur. Je crois que, sans cette considération, nous n’aurions pas eu cette loi, dont l’adoption, dans mon opinion, est une atteinte aux attributions des provinces, Quel est l’amendement proposé par l'honorable ministre des Travaux publics? Il se lit ainsi:
Dans l'opinion de cette Chambre, il est opportun que la uestion de la compétence du parlement à passer l’arie des licences de 1883 devrait être soumise avec toute la di..xence possible à la Cour Suprême du Canada ou au comité judiciaire du Conseil privé, ou à l’un et à l’autre,
Pourquoi cet amendement, je vous le demande ? Ya-t-il des doutes sur la compétence des provinces à légiférer en l’espèce? Je comprendrais l’opportunité de cet amendement s’il restait encore quelque incertitude sur la question de savoir si le droit de réglementer le trafic des liqueurs appartient aux provinces ou au parlement fédéral. L’an dernier, le doute était encore permis. Mais cette année, après la décision rendue dans la eause de Hodge, peut-on encore douter,