‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 16 sur 571 · LA PRINCIPALE CAUSE DU MAL · texte numérisé non relu

LA PRINCIPALE CAUSE DU MAL

dont nous souffrons, c'est que jusqu'ici la production de ce pays n'a pas égalé la consommation. Le ministère pouvait d'autant mieux lavouer qu'il n'est pas seul à en porter la responsabilité; cette responsabilité pèse sur la nation entière.

C'est un fait humiliant à avouer qu'après trois siècles d'existence ce pays ne peut pas encore se suflire à lui-même, et que, quand la nature lui a prodigué tous les dons pour en faire un pays industriel, il soit encore obligé de se fournir sur les marchés étrangers.

Monsieur, il y a bien des années, le grand patriote que nous venons de perdre, l'hon. L.-J. Papineau,

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cherchant un remède à nos maux d'alors, résumait sa politique à ce suÿet dans ce simple précepte: Il ne faut rien acheter de la métropole. Je suis d'opinion que cette politique s'impose à nous aujourd’hui avec autant de force qu’à l’époque même où elle était formulée,

C'est pour nous, nous surtout Canadiens d’origine française, un devoir de créer

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