TRÈS PEU NOMBREUX
Us de mes amis a pris la peine de chercher combien il y avait eu d'appels dans les divers districts, pendant les quatre années de 1881, 1882, 1883 et 1854 ; et comme résultat de ces recherches, je constate que, dans le district de Montréal, il y a eu 16 appels; dans celui de Québec, aucun; dans celui de Trois-Rivières, 10 ; dans celui de Saint-François, aucun ; dans celu d'Aïrthabaska, 2 ; dans celvi de Montmagny, 4 ; dans celri de Beauharnoïs, 1 ; dans celui de St-Hyacinthe, aucun ; dans celui de Kamouraska, 4; dans celui de Terrebonne, aucun ; dans celui de Rimouski, aucun; dans celui d'Ottawa, aucun ; dans celui d’Iberville, 1: dans celui du Saguenay, aucun ; dans celui de Chicoutimi, aucun; dans celui de Gaspé, aucun ; dans celui de Joliette, 1 ; et dans celui de Bedford, 1 : soit en tout seulement 40 appels pendant ces quatre années, ou dix par année. Or, il y a dans la province de Québec quelque chose comme 800 municipalités, de sorte que le chiffre est d’un peu plus d’un pour 10 et de moins de deux pour 100 du nombre total de listes préparées chaque année dans toutes les municipalistés. Il est donc évident que ce système a fonctionné d’une façon satisfaisante, et vous ne devez pas perdre de vue que l’appel accurdé en vertu de la loi actuelle n’est pas un appel de complaisance tel que celui stipulé dans ce bill, mais un droit que chacun peut exercer ; et cependant, il n’y a eu, en vertu de ce système, qu’une proportion d’un peu plus d’un pour cent de plaintes portées aux tribunaux supérieurs au stjet des listes des électeurs préparées par Les conseils municipaux.
Il ya encore une plus grande objection au bill, c’est que le bill est une usurpation directe des pouvoirs jusqu'ici exercés par le peuple. Jusqu'aujourd’huile
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peuple a été chargé de la préparation de ces listes, mais dorénavant, ce pouvoir lui sera enlevé; et quelle raison apporte-t-on pour enlever au peuple ce droit dont i la toujours eu la jouissance depuis la Confédération ? J’emploie le mot “jouissance” avec intention, car l'exercice d’un droit aussi précieux que celui-ci doit être une jouissance plutôt qu’une obligation. Cependant, l’on propose d'enlever au peuple ce droit précieux, et je ne crois pas que les rudes électeurs des campagnes se soumettent pendant longtemps à cet
état de choses ; je ne crois pas qu’ils abdiquent sans protester ce droit