‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 186 sur 571 · PAS · texte numérisé non relu

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Le très honorable monsieur, monsieur l’Orateur, a oublié ces paroles, et il faut vraiment que sa cause soit désespérée pour qu'il dénature ainsi les faits. Ensuite, dans le Ent dese laver de l'accusation portée contre lui d’avoir été sept ans sans faire droit aux réclamations des Métis, A a dit que l’administration Mackenzie avait non-seulement négligé de régler ces réclamations, mais qu'il avait positivement nié qu'elles fussent justes ; et, afin de prouver son assertion, il a cité, avec une satisfaction admirablement jouée un document d'Etat rédigé par mon honorable ami de Bothwell (M. Mills) lorsqu'il faisait partie du cabinet Mackenzie. Ce document fut adressé à M. Laird, alors lieutenant-gouverneur des territoires du Nord- Ouest, en réponse à une demande faite par celui-ci au nom des Métis, pour obtenir du grain 4 semence. L'honorable député de Botbwell s'’exprimait en ces termes :

J'avoue que je ne suis pas disposé à voir d'un œil favorable la demande que font les pétitionnaires d'être aidés par le gouvernement dans leurs opérations agricoles, au moyen de grain de semence et d'instruments d'agriculture. Je ne vais pas pour quelles raisons les Métis prétendraient être traités, sous ce rapport, autrement que les colons blancs uans les Territoires.

L': Métis qui, sous certains rapports, ont l'avantage sur les nouveaux colons dans les territoires, devraient comprendre la nécessité de s'établir dans des localités fixes, et d'appliquer leur énergie à l'élevage des bestiaux ou à la culture de la terre, auquel cas des terrains leur seraient sans doute assignés de la même manière qu'aux colons blancs. Mais en dehors de cela ils ne doivent pas s'attendre à ce que le gsuvernement les aide d'une manière spéciale dans leurs opérations agricoles.

En sorte que ce document de mon honorable ami de Bothwell ne s’appliquait

PAS DU TOUT A LA QUESTION DES TERRES où à l'extinction du titre Indien, mais purement et

simplement au traitement des Métis et à leur demande d'assistance par une fourniture de grains de semence

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et l'instruments d'agriculture. C’était tout, et cependaiit tout le long de son discours le très honorable mousieur à prétend a que le cabinet Mackenzie avait refusé de reconnaître que les Métis eussent droit à une concession spéciale de terre en extinction du titre des sauvages. Puis, continuant sur le même ton, le très honorabl:: monsieur a accusé ses prédéce cesseurs d’avoir reculé devant leur devoir en négligeant, lorsqu'ils étaient au pouvoir, de régler les réclamations des Métis. Monsieur, est-il possible que le très honorable ministre ait eu le courage de formuler un pareil plaidoy e r pour se justifier ? Depuis combien d'années l'administration Mackenzie a-t-elle été renverate? Voilà six ans révolus; près de sept arnées se sont écoulées depuis cette époque. Eh bien, monsieur l'Orateur, si c'était un crime pour l'administration Mackenzie de n'avoir pas réussi à régler ces réclumations, comment l'honorable monsieur peut-il s'exouérer lorsqu” il lui a été donné près de sept ans pou régler ces mêmes réclamations ? Au reste, l'accusation portée contre l'administration Mackenzie est parfaitement dénuée de fondement, ainsi que je le démon: trerai avant de reprendre mon siège, mais si cette prétendue excuse est la seule justifie ation que le très honorable méensieur peut offrir en sa faveur, je laisse au pays de dire si c'est une justification suffisante ou non.

Ensuiie, le très honorabie monsieu r en est venu à déclarer d’une VOIX triomphante qu'iln’y avait pas eu d'oppression, qu'on ne prétendai t pas même que les gens avaient été opprimés, que pas un seul Métis n'avait été chassé de sa ferme.

PAS D'OPPREUSION !

Mais, monsieur l'Orateur, n'était-ce pas de l'oppression lorsque des gens qui s'étaient établis depuis pa de sur leurs terres, même avant que le pays eût été transféré au Canada, qui s’y étaient créé des foyers, vi tent arriver parmi eux, grâce à la politique du gouvernement actuel, des arpenteurs qui tirèrent

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des lignes à travers leurs champs, divisant fermes et champs et tirant ces lignes de manière à mettre les bâtiments d’un côté et le champ de l'autre; lorsque ces gens eurent beau depêcher délégation sur délégation auprès du gouvernement, pour obtenir le redressement de leurs griefs, et qu’on refusait avec persistance de leur rendre justice? Si ce n'est pas là de l'oppression, je voudrais bien savoir ce qui peut constituer l'oppression aux yeux de l’honoralle monsieur. Les foyers de ces gens ont été envahis, non pas accidentellement,mais délibé rément, par la manière dont le gouvernement a fait faire l'arpentagc de cette contrée, et cependant l'honorable monsieur dit qu’il n’y a pas eu d’oppression, Monsieur, contre quoi le père André protestait-il alors, lorsqu'il écrivait au gouvernement ce qui suit, après avoir d'abord exposé que les colons de lendroit s'étaient établis selon l’ancienne coutume, en prenant dix chaînes de front sur la rivière; lorsqu'après avoir exprimé l'espoir que le gouvernement ferait les arpentages en conséquence, il ajoutait:

On peut imaginer leur surprise lorsqu'ils virent qu’on avait divisé les terres, le long de la Saskatchewan, par carrés de quarante chaines, sans tenir compte de leurs justes récla mat'ons et protestations.

Contre quoi le Père Vigreville protestait-il lorsqu'il écrivait ce qui suit au capitaine Deville, chef des arpentages :

l'ai moi-même fait écrire plusieurs fois à Ottawa par M.

, arpenteur des terres fédérales, 6t toujours sans succès, jusqu'à ce que je perdisse courage moi-même ; et plusieurs de nos gens furent oh ligés de quitter la colonie, quelques uns vendirent leurs terres pour un prix nominal, et d’autres les aban donnèrent sans aucune compen: es hé# En février 1882, le révérend père Leduc et M. Maloney, furent env oyés en députation par la colonie afin d’exposer nos paintes et de présenter nos demandes au gouvernement. On leur fit, par écrit, la promesse que les terres que nous occunions seraient div isées en lots de grève de 10 chaines de front ur ? milles de profondeur, et que l'arpentage serait fait dans

l'automne suivant (1883). Si je comprends bien, vous me Puis dites de prendre patience et que tout finira bien ; voilà des pour la paroles qe, permettez-moi de le dire, je ne puis accepter ; le parti gri temps est passé. . ainsi qu

Nord-Ot

L'honorable monsieur a continué en disant que bien dire pas un Métis n'avait jamais été molesté, que pasun | et de ses Métis n'avait jamais perdu sa ferme. vagante

Or, je trouve, dans les colonnes d’un extravag dant, ce

ORGANE DU GOUVERNEMENT, que l'hon

AE | | | ment des qi le Manitoba du 13 mai dernier, la lettre suivante Ouest on

signée par des Métis. Cette lettre fut d’abord publite a été | en anglais dans le Bulletin d’'Edmondton ; je l'ai ici qi en français et je vais la traduire de nouveau en anglais. na Voici ce que dit le journal :

| tu | de toute Lu Loin d'obtenir des conditions libérales, nous n'avons pas innocents (Al même obtenu justice. L'été dernier, nous avons eu l’ag-nt du US cu les j

gouvernement pour régler toutes les questions relatives aux terres dans cette localité. Si le seul but de l’agent avait été de provoquer la révolte des Métis, il n'aura:ë pu mieux le faire

ments fait même ré]

qu'en suivant la ligne de conduite qu’il a tenne, et en donnant n'ont pas

les décisions qu'il a rendues—dérisions que caractérise l'injus- rable mon tice la plus manifeste, Il serait impossible de : iter un cas sujet dans d’une section de terrain en contestation entre un Méts et un répété de :

étranger, où le Métis n'a pas été sacrifié. Dans beaucoup de cas, des Métis qui étaient depuis longtemps en possession de ces terrains en ont été dépouillés au profit d'étrangers n'uvellement arrivés dans le pays ; et ces infortunés Métis ont été

| ainsi forcés de qnitter les lieux et d'aller s'établir ailleurs où le même sort les atteud peut-être dons l'avenir, On croit que nous n'avons pas de griefs ! Nous en avons et nous les ressentons profondément.

YaisON, que etilatern

Nous cr que le jugen que nous po n'ont pas été

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