‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 194 sur 571 · SANS ÉGARD A LEURS DROITS COMME PEUPLE · texte numérisé non relu

SANS ÉGARD A LEURS DROITS COMME PEUPLE

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leurs possessions et leurs propriétés actuelles. Ils se révoltèrent ; ils ne pouvaient pas endurer cela. Les conséquences de cette rébellion, quelles qu’elles aient pa être à d’autres points de vue, furent de forcer le gouvernement de reconnaître leur droit de souveraineté sur la terre, par la distribution de 1,400,000 acres entre eux, en extinction du titre des Sauvages, et d'abandonner le vieux système d’arpentage et d’en adopter un nouveau qui respectât les établissements et les propriétés des Métis. Certes, on pouvait espérer que l'expérience du passé aurait rendu le gouvernement plus prudent, et lui aurait enseigné à traiter avec droiture et considération une population aussi sensible que les Métis. En vérité le gouvernemeat semble être comme les Bourbons, qui, d’après Napoléon, n'avaient rien appris ni rien oublié; en cette matière, le gouvernement paraît n'avoir rien appris ni riun oublié. Je dis que le gouvernement actuel mérite bien plus la censure pour le soulèvement de la Saskatchewan, qu’il ne la méritait pour celui de la Rivière-Rouge. Si coupable qu’il fût en 1869, pour le traitement infligé aux Métis de la Rivière- Rouge, on peut au moins dire à sa décharge qu’il n'avait pas eu le temps de changer sa politique, —que la rébellion avait éclaté avant qu'il eût le temps de réparer les erreurs qu’un peu plus de prudence aurait pu prévenir dès le commencement. Mais, dans

l’occasion présente, si des millions de dollars ont été

dépensés en quelques semaines, si des vies précieuses ont été perdues, si

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