‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 201 sur 571 · LE PLAN DU GÉNÉRAL TROCHU · texte numérisé non relu

LE PLAN DU GÉNÉRAL TROCHU

pour forcer les Allemands à lever le siège de Paris, C'était, suivant lui, un plan magnifique, mais personne ne l’a jamais vu ; ilne tenta jamais de l’exécuter,—et le plan de l’honorable premier est de même nature.

Bien plus, je dis que, si le gouvernement n’a pas mis à exécution le plan de Mgr l’archevêque Taché, s’il n’a pas réglé Le réclamations des Métis, c'est parce que le premier ministre était opposé en principe et en pratique à l’extinction du titre des sauvages, en autant que les Métis y étaient concernés, Je dis que la raison pour laquelle le gouvernement n’a pas, de 1879 à 1885, réglé les réclamations des Métis, qui deman daient un octroi de terre, c'est parce que le premier ministre prétendait que les Métis n’avaient pas droit à un octroi spécial de terre, et je puis le prouver par sa propre bouche. Pas plus tard que le 26 mars, le premier ministre, parlant sur cette même question, s'exprimait comme suit :

Comme corps de nation, on a dit aux Métis que, s'ils voulaient être considérés comme des sauvages, il existait des réserves plus considérables où ils pourraient aller s'établir avec les autres sauvages ; mais que, s'ils voulaient être considérés comme des blancs, ils auraient 160 acres de terre comme homestead: Muis.ils ne sont pas satisfaits de cela. Ils veulent avoir des scrips de quantité égale, je crois, à peu près deux cents acres—et alors obtenir en plus, comme un droit qui va de soi, leur komestead par-dessus le marché.

Monsieur, c'était là la politique à laquelle s’opposait le très honorable premier, que les Métis eussent leur concession de terres en extinction dutitre des sauvages, et fussent alors libres de s'établir librement sur les terres du Nord-Ouest. Ce principe que com: battait l'honorable ministre est le même principe qui a toujours prévalu dans nos statuts depuis 1870 et l’acte de 1874, qui complétait le premier, une concession de terre était faite aux Métis uniquement en extinction du droit des Sauvages, et le Métis, après avoir

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