‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 200 sur 571 · DANS LE BUT D'ÉTEINDRE LE TITRE INDIEN · texte numérisé non relu

DANS LE BUT D'ÉTEINDRE LE TITRE INDIEN

en autant que les Métis y ont droit;—et en 1879, l’acte

PES TT Te RS PE

passé par les honorables députés d'en face sur cette question comportait ce qui suit :

Le gouvernement a le pouvoir de régler toutes réclama. tions existant au sujet de l'extinction du titre des Siuvages, faites par les Métis rés dant aux territoires du Nord-Ouest, en dehors des limites du Manitoba le 15 juillet mil huit cent soixante-dix, en octroyant des terres à telles personnes qu'il lui plaira, gux termes et conditions qu'il jugera convenables,

Ainsi, il ne peut pas y avoir d’ambiguité. Une clause a été introduite dans le statut par les honorables députés d’en face eux-mêmes dans le but avoué d’éteindre le titre des Sauvages possédé par les Métis. Cet acte n’a jamais été mis en opération. Pourquoi? Nous ne le savons pas encore. Le gouvernement ne nous ne l’a jamais dit. Et je ne crois pas qu’il le sache lui-même. Mais il était important de donner effet À cette disposition de la loi. Pas plus tard qu'en 1879, le gouvernement nomma M. Davin pour faire un rapport sur le sujet; il n’apparuît pas qu’il aïît jamais fait de rapport; maïs il paraît que plusieurs personnes influentes dans les Territoires, entre autres l’archevêque Taché, ont été consultées à ce propos. Quant à l’importance d’en finir de suite loyalement et généreusement avec les Métis, vuici ce qu’écrivait Sa Grâce l’Archevêque l'aché :

Il faut bien aamettre que les Métis du Nord-Ouest ont une réclamation qui mérite d’être accueillie favorablement. Il règne chez eux un grand malaise de ce qu'aucune démarche n'ait encore été faite en leur faveur. Une politique libérale de la part du g ‘uvernement lui ass'rerait l'adjonotion d'un pouvoir moral et physique qui, dans ‘les relations critiques existant actuellement entre les diverses tribus sauvages entre elles et le gouvernement, serait d’un appoint considérable pour le Dominion. D'un autre côté, l'élément métis, s’il est méconte ait, .era toujours une menace permanente pour la paix et la pre périté des Territoires. Il n'y a pas ue doute que l'état actuel des affaires dans les Territoires, en ce qui concerne les sauvages et les mitis, exige l'attention u gouvernement, et l’on devrait adopter des mesures pour entre nt avec les Métis des relations capables de nous les attacaer,

ressent jours à

par rAP non se

ments (

M M docum

au gou due de Il \

lou Nord-Oua deux ser choisis p les dites r'taxéos moins la leurs rep

C'ét au gouve il ne l’ac claré qu honorab pasle p ment, ce gouvern un plan Quel éta.

montré & mêmes ?

rable mi des récla tre vant sieur n’a des affai Justemen

PE AL MANS WE Te

cette Les Métis sont une race exce:i:ment sensible; ils ressenten, vivement l'injure ou l’insulte, etse plaignent tous les jours à cet égard. De fait, ils sont journellement humiliés

clama. par rapport à leur origine. par la manière dont on parle d’eux, 1vages, non seulement dans les journaux, mais aussi dans les docuest, en ments officiels ou semi-ofilciels.

t cent x es qu'il M. Girouard : —Quelle est la date de cette lettre ? ibles. M. Laurier: —Janvier 1879. Dans cé même document,

Une onora- L'ARCHEVÊQUE SUGGÉRAIT UN PLAN avoué Métis. au gouvernement. Il suggérait qu’une certaine éten- ‘quoi ? due de .erre leur fût concédée.

ent ne Il va jusqu’à dire:

sache effet à Tous les Métis, hommes, femmes et enfants résidant au | 1879, Nord-Ouest au ler janvier 1819 devraient recevoir, chacun n rap- deux scr:ps non négociables pour 80 acres de terre à être ais fait choisis par eux dans l’une des douze réserves sus-mentionnées, OT les dites terres ne pouvant être ni vendues, ni hypothéquées,

r'taxéos Jnsqu à ce qu’elles aiest passé dans les mains d’au

] À À A in x 4

arche- moins la troisième génération de ceux qui les recevront ou uant à leurs représentants.

néreu-

Grâce C'était 1à le plan suggéré par l’archevêque Taché au gouvernement. Le gouvernement ne l’a pas adowté ; il ne l’adoptera pas ; le très honvrable premier a déclaré qu’il ne veut pas l’adopter. Pourquoi? le très honorable ministre nous a dit hier qu’il n’accepterait pasle plan de l'archevêque Taché, parceque, sûrement, ce plau-là aurait fait des Métis des pupilles du gouvernement ; qu'il préférait se fier à eux; qu’il a vait un plan à lui pour pourvoir à leur établissem ent. Quel était ce plan à lui? Où est-il? Quand a.-il été montré au pays ? Où a-t-il été soumis aux Métis euxmêmes? Je crois, monsieur, que quand le très hono- P

est ont ent. Il marche ibérale n d’un tiques s entre érable il est our la doute e qui gouentres atta-

rable ministre dit qu’il a un plan pour le règlement des réclamations des Métis, il se vante ;—mais c’est Une vantardise vaine et inutile. T/honvorable m onsieur n’a jamais eu de plan du tout pour le règlem ent des affaires des Métis ; ou bien, s’il en a eu un, c’ét ait Justement

Page 1