‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 203 sur 571 · COMME TOUT AUTRE SUJET DES8A MAJESTÉ · texte numérisé non relu

COMME TOUT AUTRE SUJET DES8A MAJESTÉ

et même comme tout étranger, d’aller au Nord-Ouest s'établir sur une terre, et de la réclamer comme sienne. Mais l’honvrable ministre ne voulait pas accorder cela av Métis. De fait, il disait encore le 26 mars derner que les Métis voulaient avuir 160 icres de terre comme les possesseurs de homesteau, et en plus 200 acres de terre, en extinction de leur droit au titre des Sarvares, et il refuait de se rendre à cette prétention ; et c’est 1à la raison pour laquelle, de1878 à 1885, la question métisse n’a pas été réglée par l’honorable premier ministre. Je prétends que la politique du gouvernement, telle qu'indiquée dans les statuts, a été que les Métis avaient droit, tout autant que les Sauvages, à l’extinction du titre indien, mais que, comme blancs, au lieu d'accepter une compensation collective pour leur titre indien on leur permît de la prendre individuellement, et que c’est là la seule différence existant entre eux et les Sauvages, sur la question de l’extinction du titre indien. Est-ce que la terre est dune un article si rare au nord-Ouest ? N’avons-nous pas une surabondance de terres au Nord-Ouest ? Et nous dira-t-on sérieusement qu’il n'était ni juste ni raisonnable que les Métis fussent munis d’un lot de ces immenses terres du Nord-Ouest, endant qu’on accordait ce privilège aux Métis du Manitoba ? Quelle raison pouvait-il y avoir pour refuser aux Métis de la Saskatchewar ‘5 droits et les privilèges accordés aux Métis de la KRivière-Rouge ? Comme le disait mon honorable ami,

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