‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 204 sur 571 · EST-CE QUE LA JUSTICE N’EST PAS LA MÊME PARTOUT · texte numérisé non relu

EST-CE QUE LA JUSTICE N’EST PAS LA MÊME PARTOUT

aussi bien sur la rivière Saskatchewan que sur la rivière Rouge? Siles Métis de la Rivière-Rouge ont obtenu des octruis spéciaux de terre, en extinction du titre des Sauvages, est-ce que la justice n’exigeait pas

que les mêmes droits et privilèges fussent accordés aux étis’de la Saskatchewan ? Les fonctionnaires du gouvernement, dans les Territoires du Nord-Ouest, le conseil du Nord-Ouest, les colons eux-mêmes ont été plus généreux envers les Métis que le très honorable monsieur. À maintes reprises, la population du Nord- Ouest a appelé l'attention. du gouvernement sur cette question. J'ai déjà cité la résvlution du Conseil, passée en 1879 à ce sujet. Encore en 1881, M. Clarke un des membres du Couseil, présenta cette résolution :

Que les Métis ont toujours été reconnus comme possédant des droits sur le même sol, droits reconnus par le gouvernement an Canada quand il a pris posseñsion des Territoires: ec que, pendant que l’on avait largement pourvu les Métis résidant au Manitoba le 15 juillet 1870, rien n’a encore cté fait porr éteindre cette portion du titre sauvage attachée aux ter: et territoires en dehors de la province du Menitoba, teile qu'originairement formée par l'acte de 1870,

M. Clarke continue en disant que la même chose devrait être faite pour les Métis dans le Territoire du Nord-Ouest. Je crois que le Conseil passa une résolution, à ce sujet, qui fut transmise au gouvernement, mais à laquelle le gouvernement ne fit pas attention. Plus tard, la population du Teriitoire du Nord-Ouest tint des assemblées et passa des résolutions défendant la même cause des Métis. Une assemblée eut lieu à St-Albert, en octobre, cette année-là, et il fut résolu.

Considérant que le titre des Sauvages dans ce district ou territoire n’a pas été éteint, et que les anciens colons et les Métis de Manitoba ont été indemnisés par des scrips en échange de leur titre, et que telle allocation n'a pas été faite aux résidents de ce territoire, il est résolu que le très honorable minis: tre de l'Intérieur soit prié d'accorder de semblables scrips aux colons dans un cas analogue, les plaçant sur un pied d'égalité avec leurs frères du Manitoba.

Cette résolution fut transmise au gouvernement par M. Charles Nolin. Le gouvernement fit une répause maintenant le principe énoncé hier par letrès

onurable monsieur.

âla] occu relat trent neme Sauv furent mais € on l’a ment longte Quanc rébelli montr( fit < ment u nemen!

matière 26 janv x à Nor ique, du trés} il ue vo droit à :

vages.

plus de qu'ils pc prendre Inoccup du 26 m; tique arr

58 AUX u gouest, le ont été orable

Nordr celte unseil, Slarke résolu-

dant des rnement

ei que, résidant fait porr ix ter:

ba, teile

1e chose toire du e résolunement, tention.

d-Oueast fendant t lieu à résolu.

istrict ou ons et les à échange aux résible minisrips AUX d'égalité

nement une ré r le très

po

Voici cette réponse :

Résolution No 3.— Comme en vertu d'un traité avec les Sauvages leur titre à aucune portion du Territoire dans le distict de Lo“ne a été éteint, cette résolution aurait besoin d'être expliquée.

Eh bien! monsieur, CETTE RÉPONSE FUT TRANSMISE

à la population du Nord-Ouest. M. Clarke, qui s#’était occupé de l’affaire, envoya une réponse concluante relatant toute la législation de 1874 à 1879, et démontrent péremptoirement que la politique de ce gouvernement avait eu pour but l'extinction du titre des Sauvages en faveur des Métis. Alors des résolutions furent aussi adoptées dans le même sens par le peuple, mais sans succès. Enfin, on envoya chercher Riel, et on l’amena dans le pays ; il semble que le gouvernement alors au moins eût pu accorder ce qu’il avait si longtemps refusé; mais il ne remua pas davantage. Quand s'est-il décidé à agir ? Seulement lorsque la rébellion fut mûre dans le Nord-Ouest, comme l’a démontré hier mon honorable ami. Le 26 janvier, ilfit quelque chose; quoi? Il demanda simplement un recensement. À cette époque-là, le gouvernement n'avait pas encore de politique arrêtée sur la matière. Lors de l'émission de l’ordre en conseil du 26 janvier 1885, ordonnant le recensement des Métis du Nord-Ouest, le gouvernement n’avait pas de politique, parce que, comme je l’ai prouvé par le langage du très honorable ministre à la date du 26 mars suivant, il ue voulait pas reconnaître que les Métis avaient droit à un vetroi spécial en extinction du titre des Sauvages. Il pe simplement qu’ils n'avaient pas plus de droit que les coluns vordinaires ; que tout ce qu'ils pouvaient faire, c'était tout simplement d’aller prendre des homesteads ou préemptions sur les terres Mmoccupées, et rien de plus. De sorte que, à cette date du 26 mars, le gouvernement n’avait aucune poli-

tique arrêtée.

—————————————————————…——…—— ——————— …—————.———" .—— —————" " " Î ÎÛ

Mais il survient alors quelque chose qui fournit tarc une politique au gouvernement, Le jour même où uc CE l'honorable député, s'adressant à cette chambre, disait pas que les Métis n'avaient pas plus de droits que les ren colons ordinaires, que tout ce qu’ils pouvaient deman- nais der était un homestead et le droit de préemption, on ferai se battuit au Lac-aux-Canards, et les balles de cette Pou bataille guer étaie étér tardi Métis

Page 1