PAS MÊME LE COURAGE DE FALSTAFF
car, si ma mémoire ne me fait pas défaut, Falstaff disait : ‘* Les raisons seraient abondantes comme les baies, que je n’en donnerais pas une par contrainte.”
e gouvernement, lui, n’a voulu rien donner excepté sous les coups. Il a résisté aux prières et aux requétes des colons, mais quand ceux-ci sont venus les
e grâce; welle est
armes à la main, il s’est empressé de plier l’échine et de leur accorder ce qu’ils demandaient.
Il y avait encore, comme je l'ai déjà dit, une autre réclamation faite par les Métis. C’était de n'être pas inquiétés dans leur possession et qu’on leur en laissât la paisible jouissance telles qu’elles étaient et sans molestation. Le gouvernement avait adopté le mode d’arpentage américain,'le mode rectangulaire. Ce mode est bon et je n’y trouve pas à redire, mais il ne semble que juste et raisonnable que là où il y avait eu des établissementis avant l’arpentage, le gouvernement aurait dû les reconnaître,et faire tracer les arpentages suivant les établissements. C’est là la caracteristique de tous les établissements français en Amérique qu’ils ont tous été faits sur les bords des rivières, et toutes les terres divisées de manière que les gens puissent vivre en voisinage. C’est un trait particulier à la race frençaise. Elle est plus sociale, on l’admettra sans dispute, que la race teutonique. Dans le Bas-Canada, la difftrence du caractère des deux races est distinctement marquée. Dans le Bas-Canada, si vous passez dans un établissement de gens des vieux pays, vous verre des maisons dans to :tes les directions, aux endroits les plus favorables pour le cultivateur. Elle peuvent être éloignées d’un ou deux milles les unes des autres. Mais du moment que vous allez dans des établissements français, vous trouvez les maisons des cultivateurs sur le bord du chemin, à unjet de pierre de distance l’une de l’autre, de manière à favoriser des relations constantes et faciles. De fait le peuple du Bas-Banada, dans ious les établissements français, est en rapports constants et journaliers. Il en est ainsi non seulement dans les établissements français
dans le Bas-Canadu, maïs encore