ARPENTÉES D'APRÈS LE NOUVEAU SYSTÈME
qu'elles fussent occupées ou non, colonisées ou non. Le 21 octobre, M.Burgess, député du ministre de l’Intérieur, répondit enfin à la lettre de M. Duck écrite le 11 mars précédent, et voici ce qu’il dit :
Le gouvernement n'entend pas faire arpenter de nouveau. 1 va sans dire qu'ils pourront, lorsqu'ils auront pris possession des terres, faire faire toute subdivision différant de l’arpentage régulier qu'il leur plaira. Vous voudrez bien faire part de cette décision aux parties intéressées.
Lorsque les colons demandèrent que l’arpeutage fût fait d’après leurs possessions, on répondit: Non, vous pourrez faire subdiviser vos terres comme vous l'entendrez après l’arpentage, mais jusque-là le mode d'arpentage sera celui adopté par le gouvernement. Je le demande à tout homme impartial dans cette chambre, pouvait-il y avoir une plus grande tyrannie exercée par le gouvernement sur le peuple de la Rivière Saskatchewan, qui avait mis ses terres en lots étroits, qui avait construit ses clôtures et ses maisons, cultivé le sol et l’avait amélioré en conséquence, que celle qu’il exerça quand les terres furent arpentées sans égard aux établissements des colons et aux améliorations qu’ils y avaient faites ? Pouvait-il y avoir une plus grande £yrannie que d’arpenter les terres des colons et tirer des lignes à travers leurs bâtiments tout comme si ces terres étaient inoccupées ou non colonisées ? C'était une tyrannie sans excuse. Il n'en eût pas coûté cher au gouvernement d'écouter les demandes des Métis et de leur dire: Nous respecterons vos terres telles que vous les possédez. Non seulement cela, mais les missonnaires de cette contrée, ces hommes de paix, qui en règle générale ne se mélent pas des affaires publiques, ont cru devoir faire maintes fois des représentations au gouvernement à cesujet. Le père Leduc vint ici et eut une entrevue avec le gouvernement ; le père André écrivit lettres sur lettres, ainsi que le père Vigreville, qui ont été
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citées par mon honorable ami, des lettres aussi éloquentes qu'on peut le désirer et plaidant en faveur des justes droits du peuple, mais ces lettres restèrent sans réponse.