‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 219 sur 571 · MAIS A DES IDÉES DE VENGEANCE · texte numérisé non relu

MAIS A DES IDÉES DE VENGEANCE

et à des passions haïneuses.

Et maintenant, avant d'aller plus loin, il vaut mieux peut-être que je parle immédiatement de l'agitation qui est née de l’universelle condamnation du gouvernement, non seulement par ses ennemis, mais aussi par ses amis.

Le mouvement que l'exécution de Riel a fai naître à été mal compris, ou plutôt j’oserais dire faussement représenté, La presse tory d'Ontario a attaqué tout à coup d’une manière cruelle et brutale, ses anciens alliés Canadiens-Français qui lui avaient été celes pendant vingt-cinq ans et plus. Elle s’attaqua non seulement à leur action, mais aux motifs qui les avaient fait agir. Elle les accusa d’être animés non par une honnête conviction, mais par des préjugés de race. Elle ne borna pas ses attaques à ses anciens amis, mais étendit ses accusations à toute la race canadienne-française. D’après ces dires, le fait que Riel est d’origine française était la seule raison de l'attitude prise par les Canadiens-Français. Elle les accusa tous d’être prêts à se mettre entre le criminel et la justice, chaque fois que ce criminel était un Canadien-Français. Elle les accusa tous de vouloir empêcher l’exécutiun de la loi, lorsque cette loi ment çait un des leurs.

‘Monsieur L'Orateur, je ne suivrai pas sur ce pot l'exemple donné par les membres de l’autre côté de cette chambre qui ont cité de longs extraits des jouraux, quoique je puisse donner du Huil et des autres organes tories des citations remfermant les passages les plus acerbes qui se puissent écrire contre la nationalité canadienne-française. Jene veux pas metire

plus d’aigreur qu'il n’en faut dans le débat : je citeral

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Le 7 de décembre dernier, on pouvait lire dans le Nuille passage suivant, au sujet des Canadiens Francais : ‘* Leurs chefs nous récompensent aujourd'hui en prétendant qu’ils ont le droit d'empêcher l’application de la loi sur la trahison chaque fois qu’il s’agit d'un traître d’origine française, fui-il deux fois coupasle.”

Monsieur l’Orateur, cela est faux.

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