RENE ER SEE
pensent que l’exécution de Riel n’était pas justifiable, que dans les circonstances cela n’était pas judicieux, que cela était injuste, je dis qu’ils ont le droit de porter une accusation contre le guuvernement devant l'opinion publique, et si cettte accusation est portée et que le gouvernement soit appelé à y repondre. on doit s’ettend:e qu’il y aura des gens qui prendront une part plus vive au débat,
On ne doit pas supposer que les mêmes causes qui ont agité l’opinion publique dans la province de Québec agissaient de la mên.e manière sur toutes les classes de la société; on ne doit pas supposer que les raisons qui soulevaient toute la société étaient les mêmes pour chaque classe de ceite société. Les uns pensaient que le gouvernement n'avait pas eu pour tous ceux qui étaient accusés ou avaient pris part à la rébellion une justice égale. D'autres étaient d’opinion que l'état d'esprit de Riel était tel que l’exécuter, c'était commettre un meurtre judiciaire. Mais la grande masse du peuple croyait qu’on devait pardonner à tous les prisonniers, Riel compris, parce que la rébellion résultait de la politique suivie par le gouvernement à l'égard des Métis.
Il est trop tard aujourd’hui pour contester le fai. Cependant, nous venons de l’entendre contester dans cette chambre. Et par qui? Par le dernier homme que j'aurais cru capable de le contester, par l’honorable député de Provencher (M. Royal).
Il nous a donné l’autre jour sa version sur l’origine des troubles. Selon lui, tout le monde est 1esponsable dé la rébel'ion, il n’y a qu’une seule exception. Le Globe est “esponsable de la révolte; la Fur ner’s Union est responsable de la révolte ; les colons sont responsables de la révolte. Il n’y a pas une personne à laquelle vous puissiez penser qui ne soit coupabie de cette révolte,