DE PEINE
après la dernière rébellion, qui n’avait pas été assumbrie par un acte comme celui qui avait ensanglanté les pages. de la première rébellion ? L’honorable monsieur a dit naguère, il a répété autant comme autant que la première rébellion était parfaitement justifiée. Or, si la première rébellion était justifiée, la seconde rébellion ne l’est-elle pas également? Où en seraient les Métis aujourd’hui si cette dernière rébel-
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lion n'avait pas eu lieu ? Auraient-ils obtenu les droits dont ils jouissent maintenant? Je répète, monsieur, que les juges du gouvernement canadien ont maintenant la preuve, la conviction que ce gouvernement n’a cédé que devant l'insurrection, et non pas devant les justes représentations des Métis, et qu’il a littéralement forcé ces gens à se révolter. Monsieur l’Orateur, voilà ma pensée telle que je Pai déjà exprimée dans d’autres occasions. J'en appelle, cette fois, comme j'en ai appelé ailleurs, À tous les amis de la Liberté, à tous ceux qui, pendant ce dernier quart de siècle, ont senti palpiter leur cœur chaque fois qu’on se battait dans quelque coin du
.monde pour la cause de la liberté; à tous ceux qui
ont sympathisé avec les Italiens, lorsqu'ils délivraient leur pays du joug de l’Autriche ; avec les Américains, dans leur lutte de Titans pour l’unité nationale et la suppression de l'esclavage des noirs ; avec les Mexi- ‘ains dans leur triomphante résistance à la domination étrangère que l'Empereur des Français cherchait à leur imposer; avec les Français eux-mêmes dans leurs efforts généreux, bien que souvent mal dirigés, pour élever chez eux ce boulevard de la liberté, le gouvernement parlementaire et responsable; avec les populations du Danube, lorsqu'elles ont cherché à-se débarrasser de la dégradante domination des Turcs. Et lorsqu’enfin.....…. enfin... un groupe de nos propres compatriotes se lèvent les armes à la main pour revendiquer des droits longtemps méconnus, des droits dont la justice a été reconnue sur le champ dès qu’ils les eurent réclamés par la voix de leurs fusils, devrons-nous n'avoir aucune sympathie pour eux ?
Monsieur j’Orateur, ces hommes étaient dans le tort ; il fallait réduire la rébellion; c'était le devoir du gouvernement d'affirmer son autorité et de venger la loi; tout cela est vrai, mais, je le demande