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dreunstance qui n’avait rien de poltique. L'été dernier, le Canada recevait la visite d’un certain nombre de délégués de chambres de commerce de France. Ceux-ci ont été reçus à Québec par le conseil municipal, qui leur présenta une de et dans cette occasion l’honorable député de Mégantic, en sa qualité de maire, s’est exprimé en ces termes :
La fortune de la guerre a voulu que nos destinées politiques fussent unies à celles de l'Angleterre, et quand nous voyons tous lsavantages que nous avons retirés du nouvel état de choses, notre regret d'être séparés de la France n'est pas sans compensation, Si nous pouvons établir avec la France des relations commerciales étendues, il ne nous manquera plus rien ; nous conserverons un régime politique dont nous nous trouvons bien et nous obtiendrons en même temps la satisfaction de nos intérêts et de nos sentiments,
Voilà quelle est encore la loyauté des Canadiens Francais d'aujourd'hui, qui marchent sur les traces deleurs pères. Eh ! quelle obje ‘ion y a-t-il à cela ? Nous parlons francais, ce qui est pour nous un grand désavantage au point de vue strictement utilitaire, puisqu'il nous faut de plus apprendre une langue ttrangère pour prendre notre part du mouvement national en ce pays. Il faut bon gré malgré que tous parlent l'anglais, tant bien que mal. L'unité de langue serait peut-être préférable, au point de vue purement utilitaire ; ais le français est la langue de nos mères, c’est la langue qui évoque dans nos esprits les plus saintes associations d'idées, celles qui pénètrent ls premières au cœur de l’homme et qui ne meurent jamais ;