SA LARGE PART DU SANG DE LOUIS RIEL
il n'est que juste qu'il ait ce qui lui appartient. Dis avant son départ d'Ottawa, la décision finale avait (té arrétée entre lui et ses collègues. Qu'il garde toute sa part. de mérite, si l’on peut appeler cela du mérite, où qu'il ait sa pleine part de honte! Qu'il ait sa part de responsabilité dans la comédie qui a été jouée par h suite devant le public. Car enfin, je le demande à tout homme sensé,—je le demande à tous ceux qui siègent sur les banquettes de l'opposition, —je le demande à tous les citoyens du pays: y eut-il jamais rien de plus honteux de la part d’un gouvernement que d’envoyer, dans le seul but de se moquer du public, une commission pour s'assurer de l’état mental d'un prisonnier, lorsqu'il était finalement décidé entre eux que l'exécution aurait lieu quand même? Pourquoi donc cette enquête sur la sanité ou l’insanité du prigonnier, si le gouvernement avait dès lors décidé et statué qu'il serait pendu? Pourquoi? ce qui est arrivé depuis le fait voir ; c'était pour pouvoir dire au peuple du Canada: Nous avons consulté des hommes de l’art, ils ont fait leur rapport, et c’est sur leur rapport que nous avons agi !
Monsieur, ce n’est pas sur ce rapport qu'ils ont agi.