IL A DIFFÉRÉ, DIFFÉRÉ
jusqu’à la semaine même qui devait précéder l’exécution. Et alors vint la commission... Etait-ce bien une commission? Je ne sais pas au juste ce que c'était; quelles instructions avaient éte données, c est ce que nous ignorons. Mais ce que nous savons, c’est que le 8 novembre 1885, juste une semaine avant l’exécution, deux médecins de l'Est étaient à Régina et faisaient l’examen du prisonnier. Ces personnes étaient-elles envoyées à Régina avec mission d’aviser le gouvernement que la sentence devait être commuée ounon? Je dis péremptoirement que non.
C’est encore une accusation que je porte contre le gouvernement: lorsqu'il a envoyé cette prétendue commission à Régina pour faire l'examen de Riel, ce n’était pas avec mission de déterminer la question, sl
gou de mel] HO] die, lait
nant le 1 date, vers Voya où Ottax avant tawa lemer les ax preux lettre nistre
Mon el
Ve avant l'égard ne pas
Ce pour votre | dan: |’
que cette examen
e jury a tribunal.
jour que ndations
ne sont i est très ouvernenmanda- \avuen ans l’esment une *e n'avait amp une ane comisonnier, 1. Cette 'informeouverneaité cette es Métis :
l'exécut-ce bien b ce que ées, cest ons, c'est e avant égina et ersonnes d'aviser ommuée
ontre le étendue Riel, ce stion, Sl
SUR L'EXÉCUTION DE RIEL 805 mm)
la sentence devait être exécutée ou commuée, mais c'était simplement pour jeter de la poudre aux veux du public, afin de permettre au gouvernement de dire: Nous avons consulté des spécialistes, et ils ont fait un rapport de sanité d'esprit. Mais, monsieur l'Orateur, il est en preuve qu’au moment même où cette commission siégeait à Régina, pendant que le docteur Lavell et le docteur Valade faisaient subir un examen à Riel, le 6, le 7 et le 8 nevembre, poure voir s'il était sain d'esprit ou non, en ce moment même le gouvernement avait décrété inexorablement la mort de Riel. Voilà qui restera à la honte du gouvernement, peut-être plus que tout le reste, parce qu’en ce moment-là même, il jouait tout simplement la comédie. Ce n'était pas la justice qui l’inspirait ; il voulait simplement aveugler, tromper le public.
Je sais, monsieur, que l’ordre en conseil contenaut la décision finale du gouvernement a été passé le 12 novembre ; mais plusieurs jours avant cette date, le gouvernement avait formé son jugement. C’est vers cette date que le ministre de la Milice fit un voyage au Nord-Ouest. Il arrivait à Winnipeg le 7 où le S novembre, de sorte qu'il avait dû quitter Ottawa vers le 3 ou le 4, ou même le 2 noven:bre. Or, avant même le départ de l'honorable ministre d’Ottawa pour Winnipeg, le sort de Riel, sans être formellement enregistré, était irrévocablement décidé par les aviseurs de Son Excellence. Nous en avons la preuve du premier ministre lui-même. Voici une lettre qui a été écrite par le premier ministre au ministre de la Milice :
Mon cher Caro,
Vous vous plaignez d'être accusé d’avoir quitté Ottawa avant que le gouverneur en conseil eût pris une décision à l'égard de Louis Riel, et cela pour déserter votre poste afin de ne pas participer à cette décision.
Cela est tout à fait faux ; puisqu'avant même votre départ pour Winnipeg, le conseil en était venu à lä conclu.'on, en votre présence comme membre du conseil, qu'ilétait nécessaire, dans l'intérêt de la jus ice, que la sentence fût mise à effet.
Monsieur, rendons au ministre de la Milice ce qui lui est dû; il a eu