‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 265 sur 571 · MUTUALITÉ DE BONS PROCÉDÉS · texte numérisé non relu

MUTUALITÉ DE BONS PROCÉDÉS

Mais depuis plusieurs mois la presse de cette province, la presse tory de cette province, et en particulier de cette ville, s’est appliquée à répandre au loin, à répéter sur tous les tons, qu'il y a dans la race française au Canada un vieux levain de rébellion en fermentation constante ; que les Canadiens-Français sont loin d'être unouimement loyaux à la coustitution; qu'ils ne savent se soumettre à leurs devoirs de citoyens de ce pays qu'en autant que cela fait leur affaire et que cela s'accorde avec leurs intéréts et leurs préjugés ; et, l’on me permettra bien de faire allusion à ma propre personne en cette ci:constance,—ne suis-je pas moi-même tous les jours représenté comme un traître et un rebelle? (Applaudissements.)

Une voix.—Non! non!

M. Laurier.—Eh bien, me voici ici ce soir ; le principal objet de ma visite à Toronto est de faire face à ces accusations et d'y répondre à l’endroit même où elles sont portées. (Longs applaudissements.) Je vous remercie, monsieur le président; je vous remercie aussi, jeunes libéraux de Toronto, de m'avoir fourni l’occasion de me défendre et de m’exonérer. C’est ce que je vais essayer, et j'espère que j'y réussirai, à votre satisfaction. (Nouveaux applaudissements.)

Les questiuns du jour qui vous intéressent tous sont multiples, et c’est de ces questions que je désire vous entretenir.

Te suis Canadien-Français, mais

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