AU MÉPRIS DE LEURS DROITS
I suggérait un nouvel arpentage comme les Métis de Prince-Albert l'avaient obtenu du gouvernement MeKenzie. Ce n’est pas tout. Il existe encore des preuves plus importantes. Je puis vous citer maintenant le témoignage du Conseil du Nord-Ouest Juimême. Voicile mémoire qu'adressait ce corps au gouvernement d'Ottawa en octobre 1883:
Les signataires du présent mémoire demandent de plus, en faveur des Métis des Territoires qui n’ont pas participé au réglement en extinction du titre des Métis au Manitoba, la jouissance des mêmes droits accordés aux Métis de cette dernière province.
Us demandent aussi un arpentage plus soigné dans ia région de la Saskatchewan à ord ; ils demandent de plus que l'arpentage spécial de la Saskatchewan-sud, fait par M Aldons, arpenteur des terres fédérales, dans la paroisse de St Antoine, soit approuvé, et que l'agent des terres à Prince-Albert reçoive instruction de recevoir les inscriptions pour ces terres ; que les terres des paroisses de Grandin, St Laurent et St Louis, ayant front sur la Saskatchewan-sud, soient arpentées en lots de dix chaines, telles qu’elles sont occupées.
Maintenant, messieurs, en face de ce nouveau témoignage, y a-t-il un homme pour soutenir le gouvermement quand il prétexte ne pas avoir voulu accorder un réarpentage aux Métis parce que ceux-ci w'avaient pris possession de ces terres que depuis qu'elles avaient été arpentées ?
Non-seulement les Métis et les missionnaires, mais les propres fonctionnaires du gouvernement et le Conseil du Nord-Ouest lui-même prouvent que les
Métis possédaient leurs terres avant l’arpentage et que le seul moyen de leur rendre justice ésait de réar. penter ces terres comme le demandaient M. Duck et le Conseil du Nord-Ouest. (Applaudissements.) Quelle réponse donna-t-on à ces pétitions et à ces demandes successives ? La réponse fut toujours