‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 290 sur 571 · UN ‘NON ” FROID ET DÉDAIGNEUX · texte numérisé non relu

UN ‘NON ” FROID ET DÉDAIGNEUX

Une fois pourtant, on varia cette réponse. En octobre 1883, on leur dit que les terres ne seraient pas arpentées, si ce n’est que d’après le système ordinaire, Après cela, messieurs, peut-on trouver extraordinaire que le cœur üe ces hommes se soient emplis d'amertume, après avoir vu le Conseil du Nord-Ouest demander la même chose qu’ils avaient demandée, après avoir vu les fonctionnaires du gouvernement euxmémes solliciter la même justice qu’on leur avait refusée, après avoir vu leurs missionnaires réclamer pour eux la justice qu’on leur refusait, et après avoir vu toutes ces demandes et ces suppliques repousste:: est-il étonnant que le désespoir se soit emparé de ces

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pauvres Métis et qu’ils aient pris les armes en ISS5 si pour obtenir justice ? De La révolte avait déjà été près d’éclater en 1882, voici d 4 dans quelles circonstances. Cette année-là ,quelques tn arpenteurs étaient à travailler dans le voisinage d’un 6 D établissement appelé St-Albert, près d'Edmonton. ù à Comme à l'ordinaire, ils divisaient les terres en lots as carrés de quarante chaînes. Quelques colons se rassem- Ii : blèrent autour d'eux dans le but de les empêcher de Pi re continuer leur travail. Les arpenteurs se rendirent Ce % alors auprès du missionnaire de l'endroit, le Père ph it Leduc, et lui demandèrent de vouloir bien conseiller sédés à à ses gens de les laisser continuer en paix leur travail, it Do: promettant qu'un d'eux reviendrait ensuite et divi- Il Pr serait les terres de façon à donner aux habitants leurs voilà : lots étroits suivant l'usage. Le Père Leduc se rendit Ds à la demande des arpenteurs et conseilla aux colons ide de les laisser continuer en paix leurs opérations, sur aux F

la promesse qu’ils faisaient de revenir bientôt pour

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diviser les terres comme elles étaient occupées. Les arpenteurs ne furent pas molestés davantage dans leur travail et purent le finir paisiblement, divisant toutes les terres eu lots carrés, après quoi un arpenteur revint et commença à diviser le terrain en bandes étroites. Mais un ordre lui vint d'Ottawa de discontinuer ses opérations et de s’en tenir à l’ancien système pour l'arpentage des terres. La promesse faite aux colons par les arpenteurs était donc violée.

On se figure aisément

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