‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 323 sur 571 · ION · texte numérisé non relu

ION

nous avons

années du

eut-étre que

on sens de

usement, ce

ant, 51 est

vons à CUnS-

)n8 qui nus uvernent.

ns qui nous et pour ma . de chef du »se de suivre ire aimer et nous vivons, es. Je suis caise, je lai suis heureux compatriotes e maternelle.

Applaudisse-

atroverse qui nanière dont gs. Hommes quête ou Cort le difticuités, 1ements Con- . Si Montam, le chevaraité de Paris jon. Mais je aise et devant ns fait

ORIEUSE

nous avons jourd’hui a irmer sané

crainte de nous tromper que cela est dû à l'octroi que nous AVONS reçu de nos libertés civiles et tortinies. Nous faisons partie de l'empire britannique, nous sommes sujets britanniques, et cependant, rappelez-vous messieurs, ce que comportait de fierté et d’orgueil le titre de citoyen romain, au commencement de l'ère romaine, lorsque saint Paul, chargé de chaînes étant sur le point de subir d'indignes traitements n'avait qu'à dire ; w Je suis citoyen romain,” et qu'immédiatement il était traité avec le respect qui lui était dû. Nous sommes sujets britanniques, nous devons en étre fiers, nous faisons partie du plus grand empire qu'il y ait dans le monde, et nous sommes régis par la

constitution qui a été LA SOURCE DE TOUTES LES LIBERTÉS

dans le monde moderne. Je vais plus loin, je n'hésite vas à dire que je suis un admirateur de notre constitution. Sans «duute, elle n’est pas parfaite, elle a des défauts sérieux, défauts que mon ami lhonvorable M

Mercier sera appelé à corriger bientôt dans sa conférence interprovinciale, (Bravos et applaudissements.) En parlant comme je le fais, j’'exprime mes idées personnelles. Quant à moi, je le dis sans hésitation, le principe de notre confédération, c’est-à-dire le principe de la séparation des pouvoirs législatifs, est une source de privilèges pour nous si nous Sa YONS nous en servir. Mais malheureusement, messieurs jusqu'à présent nous n'avons pas su nous en servir. Mais

comme je le disais il y a un moment, s’il existe du mécontentement parmi nous, si à l'heure qu’il est il règne une irritation sourde d’un bout à l’autre de la province, la faute en est aux hommes qui nous ont gouvernés ; la faute eu est aux hommes qui au lieu de gouverner suivant l'esprit de nos institutions,

ONT MÉCONNU LE PRINCIPE DES LIBERTÉS LOCALES 14 à A .

et des intérêts locaux, dont la reconnaissance fait la

base de notre constitution. Le mal date de loin, il

est vrai, le mal date de l’origine même de la Confédération. Je vous ai parlé tout à l’heure de la Nouvelle- Ecosse qui demande à se séparer de la Confédération. dans laquelle elle a été entraînée de force.Pour ra.nener la Nouvelle-Ecosse dans la Confédération, l’on a violé les principes les plus élémentaires de la justice et de toute liberté constitutionnelle.

” Ta Nouvelle-Ecosse ne voulait pas de la Confédération ; elle voulait rester comme elle avait été jusquelà, une colonie anglaise. On a méconnu ses droits et malgré elle on l’a forcée de prendre place dans la confédération canadienne. Je ne m'étonne pas que, quoique vingt ans se soient écoulés, cependant le cœur de la Nouvelle-Écosse soit resté ulcéré comme il était le premier jour : c’est que toutes les promesses que l’on avait faites à la Nouvelle-Ecosse et au Nouveau- Brunswick, c'est-à-dire aux provinces maritimes, pour les engager à entrer dans la Confédération, ces promesses, dis-je ont été odieusement violées. On avait promis aux provinces maritimes de leur donner un tarif modéré comme celui dont elles avatent joui jusque-là. Et au lieu du tarif moderé qu'on leur avait promis, on a doublé! on a triplé! et dans quelques cas même quadruplé le tarif qui existait à cette époque! Et dans quel but? Dans le but, messieurs, de priver les provinces maritimes de leur commerce naturel, du commerce légitime qu’elles avaient jusquelà. Dans le but de détruire le commerce qu’elles avaient avec les Etats-Unis et de les forcer à commercer avec l'Ouest. La politique du gouvernement a triomphé sur un point; on a réussi à détruire le commerce des provinces maritimes avec les Etats-Unis, mais on n’a pu créer le commerce des provinces maritimes avec l'Ouest, parce que, si l’on peut légiférer sur des questions de tarif, on ne peut pas

Page 1