‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 322 sur 571 · —————— DE MÉCONTENLEMENT ET D'IRRITATION · texte numérisé non relu

—————— DE MÉCONTENLEMENT ET D'IRRITATION

Voilà, messieurs, quel est le tableau que nous avons aujourd’hui sous les yeux après vingt années du régime de la Confédération. On dira peut-être que ce tableau est exagéré. J’en appelle au bon sens de tous ceux qui m'écoutent: ialheureusement, ce tableau n’est que trop vrai. Et cependant, s'il est vrai, si c’est 1à l’état pénible que nous avons à constater, la faute n’en est pas aux institutions qui nous régissent, mais aux hommes qui pous gouvernent,

La faute n’en est pas aux institutions qui nous régissent parce qu’elles sont excellentes, et pour ma part, je le déclare de suite en ma quelité de chef du parti libéral, la politique que je me propose de suivre est de faire tout en mon pouvoir pour faire aimer et respecter les institutions sous lesquelles nous vivons, Ces institutions,messieurs, sont excellentes. Je suis sujet britannique, je suis de race française, je l'ai declaré dans la province d'Ontario, je suis heureux de le déclarer aujourd’hui devant mes compatriotes de même race que moi et de méme langue maternelle. J'ai aussi la fierté de mon all(geance. (Applaudissements.)

Je ne m'arrêterai pas même à la controverse qui s'élève quelquesfois entre nous sur la manière dont nous sommes devenus sujets britanniques. Sommesnous devenus sujeis britanniques par Conquête ou Cos sion ? La chose ne souffre pas pour moi de difticultés, mais pas plus en histoire que sur les événements contempuorains, je ne veux cacher ma pensée. Si Montcalm n’eût pas perdu la bataille d'Abraham, le chevalier de Lévis n’aurait pas capitulé et le traité de Paris n'aurait jamais été signé. Voilà la position. Mais je le disici devant mes frères de langue française et devant mes frères de langues anglaise: nous avons fait

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