‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 328 sur 571 · L'AGENT LE PLUS PUISSANT DE L'UNITÉ NATIONALE · texte numérisé non relu

L'AGENT LE PLUS PUISSANT DE L'UNITÉ NATIONALE

L'union législative ne répond pasaux besoins locaux, Punion législative pèserait nécessairement, tyranniquement quelque part et ferait désirer une séparation

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de l'Est, les mœurs nifeste que des besoins le Maine, es besoins le Rhodeemblables, it-il servir arlement ?

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complète, tandis que la‘séparation législative des prvinces respecte les droits de tous et est une source de PRRAAUE pour tous. Sir fohn Macdonald, messieurs, je vous l’ai dit, était théoriquement en faveur d'une union législe ative: les besoins du moment en ont fait un partisan de l’uniou fédérative, muis vous cunnaissez le vers du poète français :

Chassez le naturel, il revient au galop.

Le naturel de sir John Macdonald est revenu au galop et au triple galop. Depuis 1878, le naturel de sir John Macdonald a repris le dessus, etil ne s’est pas passé une seule année depuis cette époque qui n'ait vu de la part de Sir John A. MacDonald une attaque nouvelle contre l’autonomie des provinces. L'acte des licences, Pacte des chemins de fer, l'acte des franchises sont 1à pour attester les idées toutes centralisatrices de sir John Macdonald, et pour favoriser ses empiètements sur les droits des législatures locales. Mais heureusement toutes ve attaques n'ont pas réussi; sitoutes avaient réus4i, nous aurions bien de fait le gouvernement fédératif, mais nous aurions en réalité l'union législative, et sir John Macdonald serait le maître absolu de toutes les provinces, de la province de Québec, de la province d'Ontario et de toutes les autres provinces de l'océan Atlantique à l’océan Pacifique.

Malheureusement, la constitution qui nous r igitr? et pour laquelle, comme je l'ai dit, j'ai le plus and respect, a mis entre les mains du gouvernement une arme terrible dont le gouvernement s’est servi pour attaquer, comme il l’a voulu et quand il a voulu, les libertés locales des provinces. Cet instrument, c’est le pouvoir de désayeu, qui est réservé au guuvernement par la constitution. La section 26 de l'acte de la Confédération dit que le parlement britannique aura le pouvoir de désavouer les actes passés par le parlement du Canada. Et la section 90 donne les mêmes pouvoirs au gouvernement central, au gouvernement du Canada, sur les actes passés par les léc's-

latures locales. Sir John Macdonald a pris avantage du pouvoir qui lui était conféré par cette section Y) pour exercer un système de tyrannie sur toutes les provinces. ‘Tl y a deux sortes de désaveu :

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