‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 332 sur 571 · PAROLE · texte numérisé non relu

PAROLE

is, celui-ci:

Quand on dit: ‘ La parole du roi a été donnée”, onatout dit. La parole du roi a été donnée par sir John Macdonald, mais la parole du roi a été violée

par le gouvernement de sir John Macdonald. La parole de sir John avait 6t6 donnée en 1881. Dans ce

temps-là, on avait donné le monopole à la compagnie du Pacifique. Maïs l'exercice de ce monopole devait s'appliquer simplement dans les territoires régis par le gouvernement du Canada et non dans la province du Manitoba. La loi même là-dessus n’est pas équivoque, et les déclarations elles-mêmes de sir John Macdonald ne sont pas équivoques non plus. Dans cette circonstance, sir John disait :

Afin de lui (C. P. R.) donner une chance, nous avons pourvu que le Parlement du Canada (remarquez bien le Parlement du Caïaua ; nous ne pouvons pas contrôler aucun autre pulement ; nous ne pouvons pas contrôler Ontario, nous ne pouvons pas contrôler Manitoba), pendant les dix années qui suivront la construction du chemin, donnera à son propre chemin, dans lequel il a mis tant d'argent eë tant de terr?s, des garanties de subsistance. :

Vous le voyez, ici sir John Macdonald ne prétendait pas qu'il pouvait contrôler la province du Manitoba, ni la province de Québec, ni la province d’Ontario au contraire, il déclarait distinctement que le gouvernement du Canada, n'avait pas le droit de contrôler la législature d'aucune province, et un homme qui alors était un es membres les : lus éminents de la Chambre des Communes, et qu‘ :ajourd’hui fait partie du gouvernement de sir John Macdonald, lhon. M, White, déclarait dans des termes plus catégoriques encore que le gouvernement n'avait pas le droit de contrôler le gouvernement du Manitoba.

Il disait :

Mais on nous dit maintenant qu'à cause de la clause des quinze milles, il n’y aura jamais d'autre chemin de fer dans ce pays À quoi s'applique cette clause? Simplement aux territoires sur lesquels le parlement du Canada a contrôle. Il n’y arien pour empêcher la législature du Manitoba, maintenant,

si elle le juge à propos, d'accorder une charte depuis Winnipeg jusqu’à la ligne internationale. À ce moment même il y a une compagnie qui s'organise pour construire un chemin defer depuis Winnipeg jusqu'à West Lynn, sur la frontière, et cela après la ratifieation du contrat. Cette clause de l’act3 n'enlève pas à Manitoba un seul des pouvoirs que la pr vince possède, Et comme question de fait, ce parlement ne pouvait lui enlever aucun de ses pouvoirs. Manitoba a les mêmes pouvoirs que les autres provinces pour l’incorporation de compagnies de chemins de fer dans les limites de la province et il n'ya rien pour empêcher cette province d’'incorporer une compagnie depuis Winnipeg jusqu’à la froutière et faire connection avec les chemins du Sud. La seule garantie que cette compagnie possède d'après le contrat, c'est que le commerce de l'oues

ne sera pas detourné de leur ligne, une ligne étrangère, Ma

il n’y a rien pour empêcher qu'un chemin de fer ne soit cons. truic dans le Manitoba, dans les limites de la province, qui porterait le commerce à aneun chemin de fer venant du côté des Etats-Unis. Voilà la position sur cette question.

A quoi s'applique cette clause? simplement au territoire où le gouvernement du Canada a le cortrôle. Iln'ya pas d'équivoque possible dans ces déclare tions.

Dans l'esprit des auteurs mêmes du contrat di Pacifique, le gouvernement du Canada n'avait pas le pouvoir de désavouer les lois de la province du Mani: toba et cependant, à quatre ou cinq reprises différentes, le gouvernement de gir John Macdonald a désavoné les lois par lesquelles le gouvernement de la province du Manitoba prétendait avoir des communications par chemin de fer.

Qu'est-il arrivé? Le gouvernement de la province du Manitoba, le gouvernement de M. Norquay, l'ami de sir John Macdonald, pendant la session qui vient de finir au Manitoba, a été obligé lui-même de prendre l’imtiative d’une nouvelle loi, de faire passer une loi qui incorpore un chemin de fer, depuis la ville de Winnipeg jusqu'à la frontière des Etats-Unis. E malgré cette loi-là, malgré l’opinion de la provinte du Manitoba, le gouvernement de sir John Macdonald a désavoué cette loi. Il a désavoué le droit du Mani toba d’avoir la

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