‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 334 sur 571 · A LA DEMANDE DE SIR JOHN MACDONALD LUI-MÊME · texte numérisé non relu

A LA DEMANDE DE SIR JOHN MACDONALD LUI-MÊME

Ce n’est que lorsque sir John Macdonald à demandé au parlement britannique de mettre à néant notre législation, que le gouvernement britannique est intervenu ; jamais autrement. Et cela pour une bonne raison ; c’est que jamais le gouvernement britannique ne voudrait se rendre coupable de la tyrannie dont le gouvernement de sir John Macdonald se rend coupable envers les provinces. Il y a plus: jamais le gouvernement du Canada ne voudrait se soumettre, de la part du gouvernement britannique, à la tyrannie à laquelle le gouvernement de sir John Macdonald soumet le peuple des provinces. sir John annule les actes créant les chemins de fer du Manitoba pour la raison que ces lois ne sont pas d'accord avec la politique du Canada. Mais si le gouvernement de la Grande-Bretagne voulait désavouer une loi du Canada, sous le prétexte, messieurs, que cette loi ne cadrerait pas avec la politique de la Grande-Bretagne, je dis que les tories eux-mêmes seraient obligés de protester cuntre l'intervention du gouvernement britannique. Les tories sont bien loyaux dans ce pays-ci, au moins du bout des lèvres. En 1879, le gouvernement tory adoptait une politique fiscale, qui non seulement ne cadraiït pas avec la politique fiscale générale de la Grande-Bretagne, mais qui était en hostilité ouverte avec la politique de la Grande-Bretagne. Et quand les grits d’Ontario prétendaient que cette politique allait mettre en danger le lien colonial, les tories répondaient : ‘ Tant pis pour 1” lien colonial ! ” Vous pouvez juger par là de ce qui arriverait si le gouvernement britannique jugeait à propos d'intervenir dans les affaires du Canada. Il ne faut pas faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas qu’on nous fît à nousmêmes. De même que les tories ne seraient pas

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