‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 343 sur 571 · A ABANDONNER LA POLITIQUE NATIONALE · texte numérisé non relu

A ABANDONNER LA POLITIQUE NATIONALE

Il y a plus: Sir John Macdonald déclarait à Chambre que, si nous adoptions la politique nationale, c'est-à-dire la politique des représailles, les Etats-Unis seraient obligés bon gré, mal gré, de nous accorder la réciprocité.

En 1878, il disait encore ceci :

Il n'y a aucun mal à la réciprocité de tarif, C'est dans notre intérêt, Mais je pense que le but d'avoir une politique de représailles douanières est d'amener la réciprocité, car si ous êtes pour l'avoir, vous l'aurez de cette façon seulement. Les Américains ne nous donneront jamais la réciprocité, à moins que nous ne leur montrions qu'ils y ont tout avantage. Pourquoi nous donnerament:ils la réciprocité, si notre marché leur est ouvert aujourd'hui? C’est en leur fermant notre marché qu'ils nous ouvriront le leur,

Voilà ce que déclarait sir John Macdonald.

C'étaient les représailles seules qui allaient nou: ouvrir le marché américain, et dans la même année sir Charles Tupper faisait le tour « maritimes et déclarait la même chos loptions une politique de réprésai ts-Unis, les Américains seraïent lu) deux où trois ans de nous ouvri rs pol Vu la politique du gouvernement fé. ral ; ce’ :ait une politique de représailles. Le gouvernement fédéral disait au peuple du Canada, et il le disait san à tire—peut-être intérieurement avait-il envie de rire—il nous disait que nous le peuple du Canada, un peuple de cinq million:

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A SOMERSET EN 1887 avi

d'habitants, si nous fermions nos portes à un peuple de soixante millions d'habitants nous allions tellement les affamer qu'ils nous diraient : ‘Grâce ! grâce ! pour

l'amour de Dieu, ouvrez-nous vos portes, car nous M | allons mourir de faim.” Hu à L'année suivante, NE |

IL METTAIT CETTE MENACE A EXÉCUTION. k Û

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? 4 . . , . fe Vous n'êtes pas sans savoir, messieurs, que les Améri- 1h

cains aimeraient mieux souffrir de la faim plutôt que N de nous ouvrir leurs portes par contrainte, qu'ils préfèreraient ne pas avoir decommerce avec nous plutôt que de paraître céder devant nos menaces. Aussi ne se LH sont-ils pas montrés bien pressés, les Américains. Et | quand le gouvernement a fermé nos portes au com- | merce américain, il a mis dans l'acte qui créait la politique fiscale du pays une clause par laquelle il offrait aux Etats-Unis d'ouvrir nos portes à tous les produits agricoles américains, du moment que les Américains ; voudraient ouvrir leurs portes aux produits agricoles du Canada.

Voici cette clause: nb

Vi-Tous les articles suivants, savoir: Les animaux de toutes espèces, les fruits verts, le fon, la paille, le son, les graines de toutes espèces, les légumes (y compris les pommes de terre et autres racines), les plantes arbres, arbrisseaux, la houille et le coke, le sel, le houblon, le blé, les pois et fèves, l'orge, le seigle, l’avoine et la farine de tous autres grains, le beurre, le fromage, le poisson (salé ou fumé) et le bois de service pourront être importés au Canada francs de droit ou à un taux de droit moindre que celui prescrit par le présent acte, sur proclamation du gouverneur-général en conseil, qui pourra être promulguée lorsqu'il &pparaîtra à sa satisfaction que les articles identiques du Canada peuvent être importés en franchise aux Etats-Unis, ou sur paiement d’un droit n'excédant pas celui dont ils seront frappés en vertu de cette procamation lorsqu'ils seront importés en Canada.

. Voilà neuf ans que la ligne dormante est à l’eau ; voilà neuf ans, et le poissou n’a pas encore mordu

voilà neufans quele gouvernement du Criada a ouvert aux Américains le marché du Canaca, si les Américains voulaient ouvrir au Canada les iusrchés améri. cains ; et chose certaine, les Américains, qui pourtant passent pour des gens habiles en affaires:et soucieux de leurs intérêts, jusqu’à présent n’ont pas voulu

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