SE PRÉVALOIR DE NOS OFFRES
Messieurs, depuis ce temps-là, le gouvernement ayant tendu sa ligne dormante, s’est croisé les bras et n’a pas voulu faire un seul mouvement. De plus, il n’a pas voulu même lever un doigt pour ouvrir des négociations avec les Etats-Unis dans le but de procurer la réciprocité. Bien plus encore, en 188:, M. Davies, de l’Île du Prince Edouard, faisait une motion par laquelle il déclarait au gouvernement qu'il était urgent d'ouvrir des négociations avec les Etats-Unis, pour faire un nouveau traité. Voici cette motion:
Qu'en vue de l'avis donné par le gouvernement des Etats Unis au gouvernement de la Grande-Bretagne, que les clauses du traité de Washington concernant les pêcheries ne seraient pas renouvelées, et qu'en conséquence de l'expiration au ler juillet 1885 des avantages et exemptions réciproques de ce traité, cette chambre est d'opinion que de; mesures devraient être prises, à une date rapprochée, par le gouvernement üu Canada, dans le but d'amener des négociations pour un nouveat traité accordant aux citoyens du Canada et des E'ats Unis les avantages réciproques des pêcheries et l’exemnption des droits de douane qui existent maintenant, ainsi que
toutes autres libertés réciproques et additionnelles dans
commerce des deux pays, et que dans toutes telles négociations, le gouvernement devrait être directement représenté par quelqu'un nommé par le gouvernement du Canada.
Qu'est-ce que Sir John a répondu à cette proposition ?
Ils (les Etats-Unis) savent que nous sommes prêts en tous temps, nous leur avons dit sans équivoque que nous sommes prêts en tout temps à renouveler traité de 1954 Ils savent parfaitement bien que nous sommes prêts à con-
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tinuer les clauses des pêcheries du traité de Wusiington, sur le même pied qu'auparavant; ils savent parfaitement que le Canada est toujours disposé à entrer en des arrangements raisonnables avec eux, et je crois que nous devrions laisser les choses là. Je crois que, sinous passons cette résolution, il n’en résulterait aucun bien; je suis convaincu que ce serait frustrer toute e:pérance de former de nouveaux arrangements. Je ne crois pas qu’il serait convenable de dire quelle serait la conduite du gouvernement, avant d’en avoir conféré avec le gouvernement de Sa Majesté, entre cette date-ci et le premier juillet 1885. Je suis parfaitement convaincu que l'a liption de cette résolution déclarant que ous devrions entrer immédiatement en négociations (parce que si cette résolution-là passe, nous devons entrer immédiatement en négociations : l’ordre de la Chambre serait à cet effet, d'entrer en négociations dans le but d'obtenir le traité de réciprocité), n'aurait pas d'autre résultat qu: de nous attirer de nouvelles rebuffades, ccmme celles que nous avons déj. essuyées antérieurement.
Voilà ce que déclarait sir John Macdonald. Il y a plus: non-seulement