PAS MANIFESTÉ LA MOINDRE SYMPATIHIE
Je tiens dans ma main un discours prononcé par sir John Macdonald ie 28 mars 1884, dans lequel il reconnaît ce fait-là. Dans la même occasion dont je vous ai parlé toui à l'heure, en 1884, sur la motion de l'honorable M. Davies, sir John MacDonald disait ceci:
Nous avons éprouvé des regrets Jorsque les Américains, par suite, je dois le dire, d'un sentiment bien naturel d'irritation contre l'Angleterre, nous donnèrent avis que le trait: ne serait pas renouvelé, Ce n'est pas la faute du Canada si le traité a pris fin. Le Canada, pendant la guerre civile entre le Nord et le Sud, a fait tout son possible pour entretenir des relations amicales avec les Etats du Nord, et je me rappelle parfaitement bien cette déclaration souvent répétée par M. Steward, qui était à cette époque un esprit dirigeant dans les Etats du Nord : qu'il aurait désiré que la conduite de la mèrepatrie, la Grande-Bretagne, eût été aussi amicale envers les Etats du Nord que l'avait été la conduite du Canada.
Pour ma part, je déclare que, si M. Steward était satisfait de l'attitude du gouvernement du Canada à l'égard des Etats du Nord, durant la guerre civile, il était satisfait de bien peu de chose. Pour moi, je ne suis pas satisfait de si peu; je ne crois pas que le
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peuple du Canada, dans cette circonstance, ait fait son devoir à l'égard de ses voisins. Il est vrai que nous n'avons pas fait comme l'Angleterre; nous n'avons pas armé des croiseurs pour détruire le commerce américain, bien qu’à la vérité, lorsque les flibustiers se sont organisés pour aller dévaster les villes des frontières du Vermont et de New York, ils aient pu s'échapper avec une singulière facilité après avoir été arrêtés par le gouvernement. Messieurs, sans tenir le gouvernement responsable de cet incident, je prétends qu'il est coupable